‹ Légendes et archives de la Bastille (volume 2)Chapitre 46 sur 56 · Outre les références citées, voir Mémoires de l'abbé · texte numérisé non relu

Outre les références citées, voir Mémoires de l'abbé

pédistes, qui mourut, en 1819, membre de l'Institut, entouré de l'estime de tous. Il fut arrêté, le . 11 juin 1760 *, pour avoir fait imprimer et distribuer, sans privilège ni permission, une brochure intitulée : Préface de la Comédie des philosophes ou vision de Charles Palissot. Voici en quels termes, plus tard, Morellet jugea lui-môme son pamphlet : « J'en dois faire ici ma confession. Dans cet écrit, je passe de beaucoup les limites d'une plaisanterie littéraire envers le sieur Palissot, et je ne suis pas aujourd'hui même sans remords de ce péché. » Et de plus, comme doit le reconnaître J.-J. Rousseau, en faveur de qui le pamphlet avait cependant été en partie composé, l'abbé insultait « très impudemment » une jeune et jolie femme, Mme de Robecq, qui était mourante de la poitrine, crachait le sang et mourut effectivement quelques jours plus tard.

L'arrestation de l'abbé Morellet fut demandée par Malesherbes, qui était alors directeur de la librairie, Malesherbes, l'un des esprits les plus libéraux et les plus généreux de son temps, qui

Morellet, publ. par Lémontey, Paris, 1821, 2 vol. in-8, et les documents publiés dans le BulL de la Soc. deVhisL de France^ ann. 1835, t. II, p. 353-58. Les documents inédits, relatifs à l'abbé Morellet imprimés ci-après, nous oixt été indiqués par un jeune érudit qui est venu travailler à la Bibliothèque de l'Arsenal. Nous avons malheureusement oublié son nom, ce dont nous sommes chagriné et lui adressons nos remer cléments avec d'autant plus d'empressement.

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