PREFACE. XI
compagnons de chambre; c'est le cas de Latude et de d'Allègre.
Sur la nourriture, les détenus sont d'accord. — Elle était abondante et bonne.
ce J'avais, dit Dumouriez, cinq plats à dîner, cinq à souper! sans compter le dessert. »
Le Prévôt de Beaumont avoue qu'il a quitté à regret la Bastille, où il pouvait boire et manger tout son saoul.
Poultier d'Elmotte dit : « M. de Launey venait causer amicalement avec moi, et me faisait servir les plats que je désirais ».
Le baron Hennequin, qui est hypocondriaque et se plaint de tout, confesse néanmoins qu'on lui donnait plus de viande qu'il n'en pouvait manger.
L'abbé de Buquoy déclare qu'il faisait fort bonne chère, et que l'intention du roi était que les prisonniers fussent bien nourris.
Le fielleux Linguet, dans son pamphlet, avoue qu'il faisait trois bons repas par jour, et qu'on lui servait une telle quantité de viande, qu'il y vit un piège : — C'était, disait-i], pour V empoisonner \ — Mais ce qu'il ne ditf)as : c'est que de Launey lui envoyait chaque matin le menu