PRINCIPAUX OUVRAGES
DU Ml&ME AUTEUR
GoNTES popuLAiKES DE LA Haute-Bhetagne, 1'" s^rie. Pari*, G. Gharpentier, 1880, in-lS 3 fr. 50
GoNTES DBS PAYSANS ET DBS pfecHKURS, 2® s6rie clts Coiites populaires de la Haute- Bretagne. Paris^ 1881, in-18. 3 fr. 50
LiTTEHATUHE ORALE DE LA HaUTE-BrETAGNE. — Pttt'lS, MaiSOn-
neuve, 1886, in-12 elz6vir 5 fr. »
Contes des MARiNS, 3" s^ric des Conies populaires de la Haute-Brelagne. 1882, in-18 • . . . . 3 fr. 50
Traditions et superstitions de la HAUTE-BRETAONii. — Paris, Maisonneuve, 1882, 2 vol. in- 12 elz6vir 10 fr. »
GoNTEs DE TERRE ET DE MER. — L^geodcs dc la Uaule-Brcta- ' f?ne (illustrations de Bdlenger, Leonce Petit et Sahib). — Pam, G. Gharpentier, 1883, 1 vol. in-8 (epuise).
GaRGANTUA DANS LES TRADITIONS POPLF^AIRES . — PUfis ^ Mai-
sonneuve, 1883, iu-12 elz^vir 5 fr. >•
Le blason popllairk f>e la Fra.nck (En collaboration avec H. G^idtoz). — Paris, L. Gerf, 1884,1 vol. in-18. 3 fr. 50
GoNTE^:^hV PROVINCES DE KnANCE. — Paris^ L. Gerf, 1884, 2 VcjX 'in-18 3 fr. 50
GouTijME'S POPULAIRES DE LA Haute-Bretagne. — Pttvis ^ Maisonncuve, 1886, in-12 clzevir 5 fr. »
Legendes, croyances et superstitions de la MER. — Paris, G. Gharpentier, 1886-1887, 2 vol. in-18 7 fr. ».
Les travaux PUBF.ICS ET LES MINES daos les traditions et les superstitious de tous les pay?. — Pains, Rothschild, 1893, in-8 illustr6 40 fr . »
Legendes et curiosites des m^itiers. — Paris, Flammarion, 1895, iu-8 illustr6 12 fr. »
La leoende doree de la Haute- Bretagne. (collection des Bibliophiles bretons). — 1897, in-8 illustre 5 fr. »
CoNTEs EsPAONOLs, illustrations de Schutz. — Paris, Gharavaj' 1 fr. 50
LiTTERATURE ORALE DE l'Auvergne. — Parts, Maisouneuve, 1898, in-12 elzevir *. . 5 fr. »
PjRifiFACE
Locus regit actum.
E livre est la suite naturelle, presque logique, de la Petite Ugende doree : il en forme le pendant^ qu'on pourrait appeler la'ique^ s*il ne s'y trouvait parfois, £ ^ bien qu'assez rarement, des faits qui se ral- '. tachent aux id^es religieuses. Des le d6but des recherches que je faisais en vue de re- '^^ lever tout ce qui pouvait se rapporter k ces vies des saints de chez nous et aux gestes miraculeux que la tradition populaire a localises, je fus amen6 a penser que le tableau l^gendairedelaHaute-Bretagne,consid6ree ace point de vue special, devait pour 6tre complet, contenir les r6cits qui parlent des particularit^s du monde physique, a des endroits determines de
mutmamm
Jl PREFACE
notre pays, des monstres qui, au temps pass6, y r^pandirent la terreur, des constructions anciennes ou remarquables qui ont pu frappcr rimagination, et des ev^nements plus ou moins historiques que la tradition assure s'6tre deroul^s sur son sol. A vrai dire, en composant le premier de ces ouvrages, je n'ai cess6 de son- ,ger au second, et denoter au passage les mat6riaux qui pouvaient y figurer. Les deux livres ont en effet un caract^re commun, que Ton pourrait appeler g^ographique : les seuls faits I6gendaires qui y ont trouv(5 place sont ceux que le peuple indique expressement comme ayant eu pour theatre un endroitqueTonnomme, et ou, parfois. Ton montre, comme unc sorte de t^moignage, leur trace sur le sol, la mer oules monuments.
Quant aux I6gendes quin'ont pas ce caract^re et aux aulres croyances qui, bien que courantes en Haute-Bretagne, n'y sont pas pour ainsi dire nationalis^es, je les ai, si int^ressantes qu'elles soient, laiss^es syst^matiquement de c6t6, en me contentant de les signaler hrib- {
PREFACE in
vement quand elles presentent des points de comparaison avec celles qui rentrent dans le plan que je viens d'esquisser.
Je les ai d*ailleurs traitees, avecbeaucoup de d6tails^ dans plusieurs de mes ouvrages, et surtout dans les Traditions et superstitions de la Haute-Bretagne^ i88S (t. I. L'Homme, les Esprits et les Demons ; t. II, les Animaux, les Plantes etles M6t6ores). Au second de ces volumes, je n'aurai a faire que de trSs rares et courts emprunts ; j'aurai h reproduire, en les condensant en g6n6ral, plusieurs passages des trois premiers chapitres de Tautre volume et surtout du dernier (p. 343-384) qui traite des souvenirs historiques. Mais depuis quinze ans, on a constats bien des l^gendes nouvelles. et k c61e de I'enqufite que je n'ai cess6 de faire, d'autres ont foui]I6 et public nombre de fails curieux.
Ce sont ces documents de provenances diverges^ et ceux emprunt^s a des auteurs plus anciens, que j'ai mis en oeuvre dans cet ouvrage: • il complfetera au point de vue local la Petite