‹ Légendes locales de la Haute-BretagneChapitre 3 sur 69 · PREFACE V · texte numérisé non relu

PREFACE V

paraissaicnt pas indignes d'attention, j'ai pu me convaincre que si la Idgende est eh voie d'efFacement, sa mort totale n'est pas encore k pr^voir.

Je crois cependant q.u'a Theure actuelle on ne retrouverait peut-6tre plus, sinon h un 6tat beaucoup plus fruste, des r6cits que j'ai pu recueillir, il y a une vingtaine d'ann^es, et qui n'^taient pas trop alt^r^s, dans des pays alors d6pourvus de voies de communications rapides, ou au bord de la mer, dkns des petits ports que rinvasion des baigneurs n'avaitfait qu'effleurer. Lespluscomplets, comme aussiceuxqui avaient la mcilleure forme, m'ont 6t6 racontds par des femmes ag6es. Presque toutes mes bonnes conteuses avaient alors bien pres de soixante ans, quelques-unes 6taientoctog^naires; Tuned'elles avait douze ans, lorsque commeuQa ce si^cle : c'6taitelle qui avait vu lesf6es. Celles qui 6taient les plus jeunes ne connaissaient gudre que des canevas I6gendaires, qu'elles redisaient froidement, M^une sorte de scepticisrae, alors que

les vjr^ ^emblaient persuad6es que si tout

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