XLII INTRODUCTION
cependant une perforation au niveau de Tattache de cet organe (où les vaisseaux spléniques sont lésés) est un cas mortel (p. 284),
La plaie d'un rein est un cas mortel, si elle atteint le hile (p. 284)* L'abcès du rein est également un cas mortel, il en est de même d'une tuméfaction qui renferme de la sérosité trouble ou fétide ; mais s'il n'y a que de la sérosité claire, le cas n'est pas mortel. Enfin l'atrophie notable du rein est aussi un cas mortel (p. 286).
La perforation de la vessie^ disent les commentateurs des Thossephothi rend l'animal terephah (p. 266),
L'amputation de la cuisse est un cas mortel (p. 301), et les docteurs considéraient la plaie du dos de la main et du pied (probablement la paume^ c'est par erreur que le copiste a écrit le dos) comme pouvant entraîner la mort, si elle n'est pas soignée à temps (v. traité abodah zorah^ fol. 28, recto).
Enfin on verra dans mon premier tome (traité lebamotb), qu'on parle de certaines maladies des parties génitales de l'homme, des polypes des fosses nasales (v. Thethouboth, fol. 77), etc.
11 me reste à parler de quelques maladies graves, dont la nature n'est pas certaine. Ce sont :
Askharahj obstrution, maladie appelée esquinancie (v. traité Thaanith, fol. 27), c'étaitune maladie de l'enfance, elle n'était pas toujours mortelle. Dans un autre endroit on dit que cette maladie commence par Tintestin (bene mayim) et finit par attaquer la bouche (v. traité Schabath, fol. 33, verso), ce qui semble indiquer le muguet.
LA MÉDECINE DU THALMUD. XLl
Baalérathan (écrit par les lettres resch. alef^ tkav, noun) semble indiquer Tentozoaire du corps vitré de l'œil [rathan de raahj vision] ; on place cependant Tentozoaire dans l'encéphale (v. traité KJiethouboth, fol. 77, verso, et traité Ghitin, fol. 56 oiiun copiste ignorant en a fait un insecte dont il fallait soulever 4 pattes), et on parle de Técoulement des narines, de salivation, de Tépiphora, et des mouches qui viennenL sucer ces liquides et porter la contagion de la maladie sur d'autres personnes, et on semble rapprocher la maladie de moukhé schehin (v. traité Khethouboth, fol. 77), ce qui semblerait indiquer la morve et moukhé schehin serait le farcin. On dit que le coït est nuisible à l'individu atteint de cette maladie (ibidem). Une légende sur Yiphlhah, le juge, parle delà perte des phalanges, comme cela arrive chez les lépreux à une époque avancée. On le dit aussi de moukhé schehin. (Khethouboth, foL 20, verso).
Opérations chirurgicales).
Les docteurs connaissaient l'emploi d'une sonde utérine, pour reconnaître si le sang vient de l'utérus ou du vagin (v, p. 380). Ils connaissaient la méthode de raviver les bords d'une plaie ancienne, pour les faire saigner et pour obtenir ainsi leur réunion (v. p. 307).
Ils connaissaient la suture des plaies, comme celle de la plaie de l'abdomen (v. p. 295), et la saignée pour le cas de congestion (v. p. 338).
Ils connaissaient des substances anesthésiques {samà deschintha) qu'ils employaient pour diminuer la douleur d'une opération chirurgicale ou de l'exécution capitale (v. ma Législation criminelle p. 104).