LIVRE llj CHAPITRE II
règlent la manière d'agir des personnes ou leur action. La constitution donne la mesure du pouvoir (car le pouvoir étant réglé, règle toutes les autres personnes); l'aministration est la règle des devoirs (b).
Ainsi la question si un enfant est légitime est une question d'état ; car s'il ne l'est pas, le père et la mère n'étaient pas époux, et il n'y a ni pouvoir, ni ministre, ni sujet, ni société: la question si un entant a manqué OU non à la révérence filiale, intéresse l'administration de la famille et a rapport aux devoirs.
La constitution est Tordre intrinsèque, et comme Pâme de la société; l'administration en est l'ordre extrinsèque et peut en être regardée comme le corps.
Quelquefois, on prend gouvernement pour constitution, souvent pour administration, presque toujours pour les deux ensemble.
Une société, pour être parfaitement constituée, devrait avoir tout< lois nécessaires à sa conservation, et toutes natu-
relles. Là, il n'y aurait plus de lois à porter, e! il suffirail de les maintenir, par l'action continuelle de l'administration, contre l'action continuelle du temps et des hommes, qui tendent aies détruire. Ainsi, dans cette société, le pouvoir législatif devrait être toujours en repos, et les fonctions executives toujours en action.
La société est mieux ordonnée à mesure que la constitution
4 plus en harmonie avec l'administration, et le pouvoir
slatif avec la l'onction exécutrice : ainsi l'homme est plus
tueux à mesure qu'il y a plus d'accord et d'harmonie entre
sa rais:»:: actions (c).