CHAPITRE Vï
LA VIE DES AMES
Pages.
I. De la connaissance. — L'innéisme intégral; — théorie des « petites perceptions » ; — les images; — les idées; — association des images; — connexion des idées; — rapports des images et des idées : Leibniz et Kant; — valeur de la connaissance humaine, au point de vue des possibles, puis au point de vue des faits : comment Descartes s'est mépris à cet égard 226
II. De la liberté. — Contingence et liberté; — rejet de la liberté d'indifférence; — liberté et nécessité : comment la théorie de Leibniz n'est encore que du spinozisme 243
III. L'Idée du meilleur. — 1° De l'existence de Dieu : a) preuve ontologique de Descartes : critique qu'en fait Leibniz, et qui égale à peu près celle que Kant donnera plus tard; — b) preuve par l'éternité des possibles ; — c) preuve par la série régressive des mouvements ; — d) preuve fondée sur la contingence des lois de la nature; — é) comment Leibniz se heurte toujours à la même barrière, qui est la notion même d'un être Infini; — 2° nature de l'acte créateur-, —3° mobile
de l'acte créateur : ce mobile n'a pu être que l'idée du meilleur.... 258
IV. Le problème du mal. — 1° La part du mal est considérablement grossie par notre ignorance et notre émotivité; — 2° le mal a sa racine dans la matière; et par là même il remonte jusqu'à l'entendement divin où se trouve l'idée éternelle de ce principe limitatif des choses; — 3° comment Leibniz et Platon se ressemblent par la solution qu'ils apportent au problème; ce qu'ajoute Leibniz 272
V. Le progrès. — 1° Il existe et tient à cet effort vers le mieux qui fait le fond de l'être; — 2° il y a un progrès naturel des choses; — 3° il on est un second qui tient au développement de l'esprit humain: —
4° l'un et l'autre sont indéfinis 276
VI. De l'immortalité. — 1° Toutes les âmes sont physiquement immortelles; — 2° il en va de même d'une sorte d'organisme profond qu'elles enveloppent toujours : cet organisme contient une matière qui « s'écoule sans cesse »; mais il ne perd jamais sa forme; — 3° les êtres raisonnables ont en plus ce que l'on peut appeler une immortalité morale : ils gardent toujours leur personnalité. Ce privilège est voulu par la ressemblance de leur vie à celle de Dieu, par la connaissance qu'ils prennent de l'infini de perfection et de l'infini de durée; c'est aussi un corollaire de la loi morale 283
Conclusion. — Constance de Leibniz dans l'affirmation de son système philosophique 290
TABLB DES MATIÈRES.