‹ Leibniz et l'organisation religieuse de la terre [microform]Chapitre 115 sur 306 · Gerhardt. Vhll. Schr.^èd. cit., t. I", pp · texte numérisé non relu

Gerhardt. Vhll. Schr.^èd. cit., t. I", pp

2. Id., t. I"', p. 52 : « Die innerliche Widervviirtigkeit. »

3. Id., t. IV, p. 105 : Cf. Inédits, Physik, Mechanik. Vol. VII, Nachlrige, F"* 1-5. Voir par. 15.

4. Dutens, éd. cit., t. II,- p. 209 : « Neque cnim aliud est Nalura quam Ars qua^dam Magna ».

LA GENESE RELIGIEUSE

le mineur arrache aux ténèbres du sol. Et, sans doute, jusqu'ici notre art n'a su engendrer nul « métal » ni nul « corps similaire plus simple » ; mais la nature elle-même laissa-telle mieux surprendre sa force créatrice? Le plus souvent, ne se contente-t-elle de rassembler et livrer à notre lumière les « fruits » qui furent « ailleurs conçus^ »? Les alchimistes sont de véritables inventeurs, capables, par leurs mélanges, de faire sourdre des corps jusque-là inconnus-. Qu'on ne blâme pas leur langue mystérieuse : il faut distinguer entre la philosophie et la recherche proprement dite ; la philosophie doit être avant tout une exposition, et délaisser, dès lors, les mots techniques, les métaphores ; bref, être populaire. Définir, diviser, démontrer, telles sont les trois fins de la philosophie. Gomment s'accommoderait-elle des obscurités ? Mais d'autres disciplines ne peuvent trouver la clarté dès le début.

Dans l'ancienne Egypte, en Chine, chez les chimistes, vécurent des doctrines cacliées. Pourquoi en accuser les inventeurs? Toutes les vérités ne peuvent être « prostituées ' ».

Distinction profonde entre Tinvention et l'exposition. Mais Leibniz ne l'eût point aussi clairement déduite dès cette

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