‹ Leibniz et l'organisation religieuse de la terre [microform]Chapitre 130 sur 306 · Id.. Ibid · texte numérisé non relu

Id.. Ibid

4. « Si mes Lettres sont condamnées à Rome, ce que j'y condamne est condamné est dans ciel: Ad tuum. Domine Jesu, tribunal appello. » (Cf- Boutroux, Pascal, ouv. cit., p. 137).

L EGLISE UNIVERSELLE

probablement, il déplorait surtout la vie de Pascal. Il en attaquait les austérités, non seulement pour y chercher les sources d'une fin précoce, mais parce qu'il était convaincu que de telles pratiques ne peuvent être favorables aux « méditations relevées' ». Mais le fragment sur les Infinis nous révèle que, si Pascal avait vécu, Leibniz eût été travaillé du désir de le gagner à son système. L'homme qui écrivait : Il vaut mieux « une pensée toute nue, comme elle est proposée par M. Pascal, que revelue de tant de paroles inutiles' », et qui voyait encore en Pascal, deux ans avant de mourir, « un esprit très mathématique et très métaphysique en même temps' », n'a pas seulement, comme on l'a soutenu toujours, admiré Pascal savant, mais a compris ou pressenti le Pascal véritable*. Bref, il osa parler de ses propres « vœux », après avoir rappelé comment Pascal lui-même se voua : « Si Dieu me donne encore pour quelque temps de la santé et de la vie », disait-il en terminant sa lettre à Burnett, « j'espère qu'il me donnera aussi assez de loisirs et de liberté d'esprit pour m'acquittcr de mes vœux, faits il y a plus de trente ans, pour contribuera la piété et à l'instruction publique sur la matière la plus importante de toutes \ »

A vingt ans donc, Leibniz aurait voué sa vie à la recherche religieuse. Que l'on songe à cette date de 1666. Leibniz alors quitte sa ville natale, sa famille, les enseignements officiels. De ce jour, il s'est affranchi. Mais de ce jour aussi,

1. Gerhardt. Phil. Schr., éd. cit., t. III, j). 613. Lettre à Remond, 14 mars 1714.

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