‹ Leibniz et l'organisation religieuse de la terre [microform]Chapitre 132 sur 306 · Klopp, éd. cit., t. III, p · texte numérisé non relu

Klopp, éd. cit., t. III, p

2. Klopp. t. m, p. 272. Lettre au duc J.-F. 1675. « Paris est un lieu où il est difficile de se distinguer: on y trouve les plus habiles hommes du temps, en toutes sortes de sciences, et il faut beaucoup de travail et un peu de sohdite pour y établir sa réputation. Enfin, je ne sais comment j'y ai réussi, et on m'a reconnu capable de faire quelque chose d'extraordinaire ».

3 Guhrauer, biog. cit., t. 1er, p. 145 ; « Angelegt und angefangen ist vicies worden, ausgefiihrt aber und zur Vollkommenheit gebracht freilich nichts. »

LA GENESE RELIGIEUSE

se pressaient alors en Leibniz, denses et non encore systématisées. Il comptait maintenant les ordonner. Mais comment vivre ? Il serait à Paris l'ambassadeur privé de plusieurs princes à qui il décrirait la France intellectuelle et politique. Depuis quatre ans déjà, il s'efforçait d'agir ainsi auprès du duc Jean-Frédéric. En 1673, comme on lui proposait une charge de conseiller auprès du roi de Danemark, il refusait, prétextant les ennuis de la vie de cour; mais il proposait d'instruire les ministres du Danemark sur tous les secrets industriels, mécaniques, intellectuels de Paris ^ Les circonstances n'ont donc pas déterminé sa vie ; il a lui aussi voulu susciter les événements.

Il dut accepter, cependant, au moment de son plus fort enthousiasme européen, la place de bibliothécaire à Hanovre, auprès de ce duc Jean-Frédéric, qu'il eût préféré servir en restant en France. Il partit en octobre 1676 ^ Dès lors, sa vie créatrice sera jusqu'à la fin contrariée par l'expérience.

Lors de son passage à La Haye, il visita, en novembre 1676, Spinoza, dont déjà en partie il connaissait l'œuvre. Et il ne fut point seulement soucieux de problèmes optiques, mais disputa également de philosophie \ Dans une lettre écrite en 1677, il dit : « Je l'ai vu en passant par la Hollande et je lui ai parlé plusieurs fois et fort longtemps \ » Un autre texte,

1. Cf. Klopp, éd. cit., t. III, p. 217-38. Correspondance avec Habbeus de Lichtenstern passitn.

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