Id., t. I", p
5. Id., t. I", p. 61. Lettre de Leibniz à Bossuet (s. d.) La première de Leibniz n'est pas publiée par F. de Careil.
L EGLISE UNIVERSELLE
naître et la solidité de vos pensées et la franchise de votre procédé ^ ».
Tout est contenu en ce passage : Spinola, incidemment nommé; V Exposition vantée; l'admiration protestante constatée. Sans doute, cette adroite entrée en matière était destinée à faire parler Bossuet. Et le moment était bien choisi, puisque Y Exposition, qualifiée par les Protestants de livre peu catholique, allait paraître, fortifiée d'un bref papal. Bossuet en informera Leibniz par sa réponse : « L'approbation que donne un prince si éclairé et si cathohque à mon traité de YExposition de la foi me fera estimer ce petit travail. On le réimi^rime avec un avertissement que j'y ajoute et un bref de Sa Sainteté qui donne à cet ouvrage l'approbation la plus authentique qu'on puisse souhaiter. J'espère qu'elle fera du bien aux Protestants qui ne voulaient pas ci'oire que la doctrine que j'exposais fut celle de l'ÉgUse ' ». Leibniz réplique par une lettre non datée, que Tapprobation du Pape « pourra faire son effet un jour et contribuer au rétablissement de la paix de
l'Église^ ».
Malheureusement Jean-Frédéric meurt à la fin de l'année 1679. Avec lui s'évanouit ce paradoxe fécond d'un souverain catholique gouvernant des sujets protestants. Avec lui aussi disparaît la vraie sincérité incluse dans le projet proprement hanovrien. Ainsi s'expliquerait peut-être que la correspondance, à peine commencée entre Leibniz et Bossuet, s'arrête brusquement en 1079. De Taveu de Spinola, la négociation est interrompue après 1678. En 1684, le Pape promet d'accorder quelques nouvelles concessions ; mais il ordonne qu'à