‹ Leibniz et l'organisation religieuse de la terre [microform]Chapitre 216 sur 306 · Id., t. VII, p · texte numérisé non relu

Id., t. VII, p

L EGLISE UNIVERSELLE

il voit Louis XIV contraint de reconnaître Guillaume d'Orange roi d'Angleterre, il laisse s'ébaucher en son esprit le projet d' une grande république protestante . Il s'adresse à G uillaume 111 comme au défenseur de la véritable religion ^ D'autre part, la persécution française avait, sans doute, avivé en lui le désir d'organiser les Protestants. Les articles de la Révocation ne l'avaient pas seulement inquiété. Il avait traduit sa révolte intérieure dès 1G8G, en une page enflammée de sa correspondance avec le Landgrave von Hessen-Rheinfels : « ... Le roi ne se contente pas de défendre à ses sujets, sous peine de mort, toutes les assemblées de religion, mais absolument tout exercice, quel particulier qu'il puisse être. Ainsi un ami ne pourra point sans danger consoler son ami moribond, ni lui lire quelques prières, ni chanter avec lui quelques chansons dévotes, quelque bonnes qu'elles puissent être. Mais il n'y aura point de danger de faire des débauches ensemble et de chanter des chansons lubriques, et, si on prend cet article dans sa vigueur, un Huguenot en France n'osera lire la Bible de Genève ni chanter des psaumes, ni faire des prières du matin et du soir, et devant ou après le dîner ou le souper, surtout si entraient là-dedans quelques expressions qui seraient sujettes à n'être pas entièrement approuvées par quelques scrupuleux Catholiques; un père et une mère n'oseront pas instruire leurs enfants dans... les principes de la piété suivant la méthode de leur rehgion ; car toutes ces choses peuvent passer pour des Exercices et, par conséquent, seront punissables de mort". » Plus tard, en 1704, il adressera un blâme violent à Yillars, « sur ce qu'il a accepté le commandement des Gévennes » :

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