‹ Leibniz et l'organisation religieuse de la terre [microform]Chapitre 26 sur 306 · Id., t. IV, p · texte numérisé non relu

Id., t. IV, p

BÀRLZI. Ti

l'expansion vers l'orient

Or, un jour, Leibniz, après avoir décrit l'idéal de pureté évangélique, dont pourraient être travaillés les Jésuites, sans pourtant renoncer à aucune de leurs maximes fondamentales, ajoute ces lignes décisives : « Je me souviens que je fis une fois un projet pour montrer comment un Ordre tel que le leur (et en effet je n en vois pas de plus propre) pourrait rendre un très grand service au genre humain... Je montrai ce projet à quelques Jésuites éclairés et bien intentionnés, qui m'avouèrent que l'exécution en serait possible et d'une utilité merveilleuse. Mais ils me firent connaître en môme temps que les Supérieurs... auraient des grandes difficultés à surmonter s'ils voulaient porter les choses un peu plus loin qu'à l'ordinaire. J'avais ajouté en môme temps le projet d'une nouvelle philosophie qui aurait effacé absolument celle de

Descartes Un Ordre, comme le leur, qui a tant de grands

hommes excellents en toutes sortes de sciences, les faisant travailler de concert, pourrait étabhr des propositions aussi assurées que celles des Éléments d'EucUde, qui seraient véritablement utiles dans la pratique des arts et qui ne périraient jamais ^ » L'allusion à la Caractéristique est évidente. Ce

texte est de 1680.

Un autre texte, tout polémique mais décisif, attaque violemment Descartes et résume pleinement le plan de Leibniz. D'abord la méthode cartésienne, négative de l'histoire et dédaigneuse des systèmes antérieurs, favorise tous les faux créateurs; ensuite et surtout le mécanisme triomphant détruit la métaphysique, la morale et la théologie; finalement la thèse cartésienne de l'étendue ruine la doctrine de la transsubstantiation, et favorise môme la superstition des Cartésiens

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