‹ Leibniz et lorganisation religieuse de la terreChapitre 138 sur 305 · Id., ch. V, IX, XX, xxxiv · texte numérisé non relu

Id., ch. V, IX, XX, xxxiv

3. Id., ch. xLii. « Differenda attritionis et contritionis seu amoris amicitiaî et concupiscentiœ... » Et ch. li : «Visio bealifica, seu intuilio Dei de facie in facicm, est contemplatio universalis harmonice rerum. Quia Deus, seu mens universi, nihil aliud est quam rerum harmonia, seu principium pulchritudinis in ipsis. »

24i l'église universelle

complètes, tantôt ébauchées ; mais en aucun domaine Leibniz n'a réalisé pleinement ses insondables rêves ; son œuvre est immensément fragmentaire. La Théodicée, par exemple, n'est qu'une réponse partielle à la philosophie de Dieu. Leibniz luimême la définit : un « avant-coureur » à a ces éléments de la philosophie générale et de la théologie naturelle » qu'il voulait tant « établir^ ».

Sur la Trinité, l'Incarnation, des notes inédites, non datées, en apparence rédigées au hasard", s'imprègnent d'une vie nouvelle, si Ton s'efforce de les rattacher au grand œuvre jamais écrit. Sur la transsubstantiation, d'autre part, les manuscrits de Hanovre nous offrent plusieurs démonstrations ^, qui, jointes aux lettres à Pellisson, sont encore des fragments de cet œuvre. Leibniz, de même, annonçait, dans son plan, des chapitres sur l'amour de Dieu, sur l'attrition et la contrition ; mais qu'est-ce donc que la correspondance sur l'union des Eglises, sinon une vaste théorie de l'amour de Dieu* ? Une fois de plus, l'œuvre est retrouvé. Enfin la vision béatifique et l'harmonie universelle, vraies fins du mysticisme de Leibniz, ne sont-elles pas sa métaphysique essentielle ^ ?

Effort immense, en vérité, que la publication rationnelle des œuvres de Leibniz permettra de reconstruire définitivement. D'ici là, des ébauches sont seules possibles.

N'était-ce que chimère ? Peut-être. D'autre part s'insinue-

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