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cause de la « faclion française » on agisse pendant quelque temps en dissimulant ses instructions ^ Enfin, en 1688, on obtient l'assistance des Jésuites, qui promettent « leurs novices pour appuyer cette sainte et grande affaire^ ». Peutêtre comprend-on ainsi que la négociation paraisse languissante et que Bossuet y soit seulement mêlé beaucoup plus tard : cette négociation est, d'abord, essentiellement italogermanique.
La France y collabore pourtant dès l'origine. Anne de Gon^ zague et Louise HoUandine, abbesse de Maubuisson, rêvaient, en un désir simple et tenace, de convertir le Hanovre protestant. En 1G80, la veuve de Jean-Frédéric, Bénédicte, se retirait en France, mais sans cesser, écrivait Anne de Gonzague, d y vouloir « donner une grande part de sa vie à l'Allemagne '^ » En France, elle dut vivre en piété et en solitude, car, longtemps après, Spanheim racontera dans sa Relation de la Cour de France qu' « elle demeure à Paris dans un hutel qu'elle y loue, n'y voit pas grand monde, va assez rarement en Cour et ne s'y trouve jamais dans les fêtes qu'on y fait, ou dans les occasions de cérémonie^ — ».
Tous les projets de conversion restèrent sans doute assez superficiels et insignifiants, tant que le problème fondamental parut être de gagner, non par exemple le Hanovre, mais une seule personne telle que l'Electrice Sophie. Bientôt, il est vrai, grâce à la remarquable secrétaire de l'abbesse de Maubuisson, M""^ de Brinon, le projet se complique. On com-