Id., X, f»342. verso
6. Id., X, f» 345, daté du 18/28 mars 1699, et f» 362, 23 février/ 5 mars 1699.
344 l'église universelle
à ce que je dois, et je n'aurai point sujet de me reprocher une dissimulation intempestive. Il y a tant d'années que j'ai travaillé sur ces matières avec beaucoup de peine et même de dépense, sans que j'en aie jamais tiré le moindre avantage, excepté l'espérance de contribuer à un grand bien... Ainsi, j'ai grande raison en mon particulier de prétendre au moins qu'on n'expose point si facilement mes travaux et mes intérêts à un mauvais succès, et qu'on fasse quelque réflexion sur ce qui me paraît nécessaire pour ma sûreté et pour celle de l'alfaire même... V. E. est trop équitable... pour prendre ces considérations en mauvaise part. Mon zèle et mon respect sera toujours inviolable, étant sans doute compatible avec la sincérité^». Bientôt, Leibniz apprend que l'affaire a été bien ménagée. Trois cardinaux seulement ont été choisis pour la discussion; l'affaire ainsi « fera moins de bruit à Rome" ». Cette négociation avec les évêques de Neustadt serait inintelligible, si on ne la rapprochait d'une autre négociation, plus modeste en apparence, avec l'Université protestante de Helm.stadt. Leibniz espérait constituer grâce à Helmstadt une opinion conciliante, presque tolérante, et initiatrice d'une paix particulière avec l'Eglise romaine ^ Les projets rédigés par les théologiens de Helmstadt lui paraissaient d'ailleurs insuffisants et maladroits. 11 ne croyait nullement nécessaire, par exemple, d'exiger du Pape la renonciation à son infaillibilité ou le commandement pour tous de la communion sous les deux espèces \ Il voulait atteindre d'abord les degrés