‹ Leibniz et lorganisation religieuse de la terreChapitre 208 sur 305 · Id., ibuL, f» 260, verso · texte numérisé non relu

Id., ibuL, f» 260, verso

mer un petit ouvrage pour exhorter les Luthériens à un accommodement et leur faire connaître qu'il y a peu d'arlicles en contestation entre eux, et qu'il est facile d'en convenir; on m'a dit en Hollande (|u'on y travaille actuellement. La Cour de Hanovre a défendu à M. Leibniz de renouer le commerce ^ qu'il avait eu avec M. l'Evêque deMeaux. Je ne sais si on peut conclure que cette défense ait quelque rapport avec les intentions que M. Obdam veut qu'on croie que le roi d'Angleterre a . M. de Meaux a pu remarquer que M. Leibniz na entamé aiœune nouvelle matière, et qu'il s'est contenté de le faire souvenir de ce que contenaient les dernières lettres auxquelles la guerre l'a empêché de répondre. Si \I. Leibniz était bon à quelque chose à V. M., je crois que je ^ pourrais bien trouver le moyen de le détacher de la cour de Hanovre ^. »

Ce document est de première valeur. Leibniz n'a pas volontairement entravé les négociations renaissantes. Il a reçu un ordre. L'Europe protestante a cru à un danger catholique. 11 était temps d'arrêter des projets, favorables surtout à l'Eghse romaine. Quelques jours après, le 21 juin. Du Héron signale le contentement du roi d'Angleterre, qui a appris que Louis XIV « fera recevoir dans son royaume le Concile de Trente, parce que cette démarche, en mettant un obstacle insurmontable à la réunion des Luthériens avec TEglise gallicane qu'ils regardent comme celle qui peut être la médiatrice, les obligerait à donner plus facilementlesmainsà l'accommodement qu'il projette entre eux et les Réformés... • »

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