Id., t. V, p
4. Inédits, Théologie, vol. VII, 6, f" I. Dissertation sans titre sur la Paix de Westphalie.
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les Évangéliques et les Réformés d'Allemagne, c'est-à-dire poliliqucment Hanovre et Berlin. 11 ne désire nullement isoler de la tentative générale d'union cette tentative spéciale. Mais il juge que les théologiens de Hanovre ont fait toutes les concessions désirables. Berlin doit maintenant parler. En juin 1G88, il écrit à l'Électrice Sophie que rien ne peut être plus favorable à l'union totale des Eglises que la collaboralion effective de l'Electeur de Brandebourg'.
Mais l'Électrice Sophie constate que les rues de Berlin sont à cette heure remplies de réfugiés français criant : « Anathème ! » Peut-être le moment est-il mal choisi pour unir les Eglises. Elle ajoute finement : « Cependant j'en ai parlé à Mr. l'Electeur, au Prince d'Anhaltet à deux ministres, qui ont tous répondu sans criera » Çà et là elle indique que, si l'évêque de Neustadt pouvait procurer un bon évêché à l'un de ses fils cadets, la réunion à TEglise romaine trouverait un argument solide. Avant tout, elle cherche à décourager Leibniz : « H semble » que M. Pellisson « prétend vous mener dans une dispute de controverses dont vous n'aurez ni plaisir, ni profita» Plus tard, elle écrit : «Vous pourriez bien vous décharger » sur Molanus « en matière de théologie \ » Mais Leibniz, conscient sans doute des progrès imminents du Brandebourg, déclarait que Berlin devait devenir le centre des négociations.
S'il a rêvé, dès 1688 et 1690, d'unir Hanovre et Berlin, la correspondance avec les Catholiques de France, qui s'est inaugurée vers le même temps, concerne une Eglise protestante de l'avenir, unifiée déjà par hypothèse^ De plus, quand