‹ Leibniz et lorganisation religieuse de la terreChapitre 37 sur 305 · Inédits, Théologie, vol. VI · texte numérisé non relu

Inédits, Théologie, vol. VI

2. F. de Caroil, éd. cit.. t. VII, pp. 9a sqq. Cf. sur ces transpositions, le chapitre sur La Gloire de Dieu.

3. Correspondance avec Pellisson, passi»i. Cf. ci-dessous, II" partie, cli. m et IV.

4. Cité par Sainte-Beuve : Porl-Royal. 5"= édit., t. II, p. 156.

Arnauld « a gagné assez », écrira- l-il, « car ce n'est pas peu de chose que la cour de Rome a été forcée de condamner tant de propositions de la morale relâchée;... et sans Monsieur Arnauld et ses semblables, les superstitions et les relâchements, c'est-à-dire une piété contrefaite et cérémonielle au lieu de la véritable... serait allée bien plus avants.. » Et c'est en partie sur cette notion de l'amour redressé que Leibniz, on le verra, construira plus tard l'Eglise mystique-.

Il est donc impossible de réduire à une formule précise les jugements de Leibniz sur les Jésuites. De 1672 à 1716 ces Jésuites eux-mêmes évoluent. Combien aussi ils diffèrent, selon les nations où ils vivent ! Leibniz, qu'à Paris ils ont séduit, est déçu par eux en Allemagne. Dans ses voj^ages, il n'a pas rencontré un seul Jésuite allemand qui fût véritable historien. 11 en est honteux, « pour l'amour d'eux et pour rhonneur de l'Allemagne » ^ A Munich, comme il visitait la bibliothèque av^ec le Jésuite Recteur, on le pria presque de partir pour aller voir une comédie jouée par les élèves*.

Cette décadence s'étend bientôt à d'autres pays. « La brouillerie qu^il y a entre les Jésuites de Rome et de France contribuera encore davantage », dit Leibniz, « à diminuer leur réputation, ce qui me déplaît, car j'aime les ordres religieux, et voudrais les voir en bon état ^ » Mais il déplore qu'on combatte les Jésuites par des pamphlets. A propos d'une attaque janséniste, il écrit : « Je serai ravi de voir que ces R. Pères réfutent solidement ces sortes d'écrits et se mon-

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