‹ Leibniz et lorganisation religieuse de la terreChapitre 54 sur 305 · Gerhardt, Phil. Sclu:, éd. cit., t. IH, p · texte numérisé non relu

Gerhardt, Phil. Sclu:, éd. cit., t. IH, p

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98 L EXPANSION VERS l' ORIENT

serait extraire la « perennis philosophia », qui, construite d'abord par les Orientaux et formulée ensuite par les Grecs, fut re visée par les Pères de FEgiise, utilisée pour le Christianisme par les Scolastiques, et de plus en plus, depuis lors, remaniée ; marche non vaine puisqu'on y remarque « quelque progrès dans les connaissances* ». Ne faut-il point ici saisir Faveu du plus secret dessein de Leibniz ? Exposé sommaire, discussion de la philosophie chinoise ; tout cela est fragment peut-être d'une sorte de synthèse humaine, à laquelle, s'il eût vécu, Leibniz eût désormais travaillé, et dont son système eût été tout à la fois l'anticipation et l'achèvement.

Leibniz avait cru sincèrement que les Jésuites seraient capables d'apporter ce bienfait au monde. « Je juge que cette mission est la plus grande affaire de nos temps, tant pour la gloire de Dieu et la propagation de la religion chrétienne, que pour le bien général des hommes et l'accroissement des Sciences et Arts, chez nous aussi bien que chez les Chinois; car c'est un commerce de lumières qui nous peut donner d'un seul coup leurs travaux de quelques milliers d'années.... et doubler, pour ainsi dire, nos véritables richesses de part et d'autre -. » « Quelle moisson encore pour des ouvriers évangéliques, si une fois le christianisme était bien établi dans la Chine ! Vous savez mes principes en vertu desquels je souhaite à tous ces ouvriers évangéliques le plus heureux succès du monde ^. »

De très grosses difficultés pourtant apparaissent. Quelle reUgion, finalement, introduira-t-on en Chine ? Leibniz accep-

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