‹ Leibniz et lorganisation religieuse de la terreChapitre 81 sur 305 · B.\RL'ZI · texte numérisé non relu

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enfants; puis, construisons alors ce théâtre de TArt et de la Nature, tant cherché, et qui doit devenir un « Théâtre de la vie humaine, tiré de la pratique des hommes^». Nous comprendrons alors que « dans le fonds, » la pratique « n'est. . . qu'une autre théorie, plus composée et plus particulière que la commune" ». Ainsi se fondront la loi et le fait.

Peut-être n'est-ce point là trop presser une des plus géniales intuitions de Leibniz. Quoi d'étonnant alors à ce qu'il ait réclamé les analyses de tous les métiers de la Russie, les sommaires des divers idiomes, la description des habitants païens du vaste Empire, le relevé enfin des plantes, animaux et minéraux non encore décrits^ .^

Leibniz juge la Russie une terre riche de destinée. Aisément aujourd'hui les raisons géographiques de l'expansion slave sont aperçues et les conséquences de cette expansion sont pressenties. Mais, au xvif siècle, à cause des bizarreries cartographiques, il fallait être un clairvoyant pour deviner l'avenir russe. Or Leibniz accroît son enthousiasme à mesure qu'il se rend compte des dimensions colossales de l'œuvre. « Une grande partie du globe delà terre, » tout « le nord oriental de notre continent » : ainsi lui apparaît l'Empire russe*.

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