Lettre à Thévenot citée plus haut, p. 84, n
8. Lettres à Ciampini (corr., fol. 1) et à Redi (corr., cf. BODEMANN, p. 231, n° 759), des 10 et 21 décembre 1689 datées de Florence.
parla au mathématicien Viviani des moyens « de faire entendre raison à la cour de Rome sur l’article de Copernic » et lui laissa même « un petit écrit » là-dessus (1). LPy retrouva le P. Noris qu’il estima « fort sçavant », mais «un peu artificreux et retiré (2) ». Il y vit surtout son correspondant Magliabechi, bibliothécaire du grand-duc, avec lequel 1l resta presque seul quelques semaines (3) et à qui il devait laisser ses livres à son départ (4). Sans doute Magliabechi le présenta à ses maîtres; car Leibniz dit avoir « trouvé les deux princes extremement curieux et amateurs de belles connaissances (5) ». C'est évidemment grâce à lui qu'il put voir « quantité de personnes doctes et de belles bibliotheques, où il y a des manuscrits de consequence » et dont certains ne concernaient pas du tout l'histoire, comme le livre de Jean Suisset le calculateur (6), ou ne la touchaient que d’assez loin, comme « la lettre de S. Chrysostome ad Cæsarium (7) » et le manuscrit des Pandectes (8).
Cependant, là comme à Rome, il n’oubliait pas le but de son voyage. Magliabechi lui communiqua tous les docu-
4. 11 y marquait «combien la nation Italienne et la Cour de Rome même se faisoit tort en se voulant obstiner sur cette matiere el comme on se pourroit prendre la dessus sans se prejudicier. » Lettre à Thévenot (corr., fol. 43-14), 94 août 1691. Cf. GuuraAuER, t. II, p. 91, d’après la lettre à Bianchini du 18 mars 4690 (FEDER, p. 297).
2, Lettre au landgrave Ernest, 20/10 mai 1692. Rommer, t. 11, p. 484.