Lettre de Bertrand, du 16 février 1693. Id., n
faire paraître au printemps prochain (1), il dut se hâter. Sans doute les pièces qu'il comptait tirer de la Bibliotheca Augusta étaient prêtes, car il y employait plusieurs personnes de Hanovre à tirer des copies (2)des m°nuscrits réunis surtout par Mazarin (3).
Leibniz, voulant être aussi complet que possible, chercha . à avoir des pièces de tout genre et de toute provenance: il en demanda en Allemagne, en Italie, en Angleterre et en France, communiquant généralement à ses correspondants le titre de son ouvrage. é
En Allemagne, il avait fait visiter avec succès les archives de Celle par Chilian Schrader et sans résultat celles de Ratisbonne par son frère, Christophe Schrader (4): il s’adressa à des professeurs à l’Université de Helmstædt, Henri Meibom senior (5), Van der Hardt (6), qui en parla à ses collègues et promit de faire des recherches à Brunswick (7), à Behrens, médecin d’Hildesheim et savant généalogiste, qui lui offrit quelques diplômes d'Empereurs du xI® au xvi® siècle (8), à Guillaume Tentzel, surveillant du cabinet des médailles du prince de Saxe-Gotha, qui depuis 1689 s’occupait dans ses Monailiche Unterredungen, de diplomatique. et de numismatique (9), réclamant des documents de lui et deses amis(10).Tentzel promit d’explorer la bibliothèque ducale et de pousser Pianner, conseiller
1. Lettre en allemand, s. d. n. a. (évidemment fin 1692). Zd., no 87.