Lettre citée plus haut, n
avec l’Angleterre (1) et essayait encore d’obtenir quelques communications du frère de Huygens (2).
Comme auparavant, ce fut sur la France que Leibniz parait avoir le plus compté. Il fit remettre au Journal des Savans par l'abbé Brice un mémoire où il faisait connaître Son ouvrage et réclamait des documents (3). Il s’efforçait d'obtenir par l'abbé Nicaise, chanoine de Dijon, « l'agent général de la république des lettres (2) », le catalogue des mémoires du cardinal de Granvelle, que possédait l'abbé Boisot, du monastère de Saint-Vincent en Franche- Comté (5). Nicaise en parla à Boisot (6) et recommanda le projet de Leibniz à Bourdelot, médecin de la duchesse de Bourgogne, qui le favorisa « auprès de M. le Chancelier et de Messieurs les Conseillers d’estat » de France (7). Par l'intermédiaire de Larroque, Leibniz s’adressa même à Amelot de la Houssaye, éditeur du projet de Léonard (8) historien curieux, qui fut enchanté du plan de Leibniz (9), lui envoya des privilèges récents concernant les villes hanséatiques venant « de Main de Ministre » et lui offrit un traité contemporain(10). Leibniz n’oublia guère à Paris que les Bénédictins, qui se plaignirent de ce qu'il ne leur eût donné l’occasion de l’aider (11).
1. Lettre à Smith (corr., fol. 1-2), 12 février 1693. — Sur Th. Smith et la bibliothèque du chevalier Cottôn, v. lettre de Larroque à Bayle s. d. (après 1686). Gras, t. I, p. 436 et surtout D. Of NB. EC LILI, p. 13155.
2. Lettre à Huygens, 10/20 mars 1693. GEHR., Briefw., p. 716.
3. Lettres de Brice (corr., fol. 26-29), 26 juin et 21 août 1693.
4. Suivant l’expression de Baillet. Cousin, p. 108. V. son épitaphe dans E. ne BroGzie, t. I, p. 132-33.
5. Lettre à Nicaise, In., p. 96 et Genr., Phil, t. II, p. 540. Cf. Mantissa, préf., $ 11. Durens, Date