GUHRAUER, t. I, p. 40, 42 et
‘d’alchimie auxquelles il se livrait (1), soit à cause de ses Connaissances historiques et Juridiques (2). Boimebourg l’emmena chez lui à Francfort; vers 1668 Leibniz se fixa à Mayence (3), où il devint, au mois de juin 1670, conseller de revision à la chancellerie de l'électeur (4). Comme à l'Université, il S'occupa de droit et d’histoire Httéraire ; de plus, il se mêla de politique. Tous ses travaux font une large place à l’histoire.
Dans ses œuvres juridiques publiées précédemment, Leibniz avait parlé surtout de la nécessité d’unir au droit la philosophie (5); dans la Vova Methodus discendæ docendæque jurisprudentiæ, qu’il dédia en 1667 à l’électeur de Mayence (6), il s’attacha à montrer les rapports de la jurisprudence et de l’histoire. Il distingue en effet, dans le droit, une partie historique (7) et, après avoir énuméré les prin- “cipales lois connues de l’antiquité, insiste sur le droit romain (8), montre l’importance qu’a pour lui la connaissance de l’histoire romaine(9), comme celle de l’histoire ecclésiastique pourle droit canon(10).[lpasseensuiteen revuel’histoire de l'Allemagne au moyen-âge (11) et l’histoire moderne en montrant leur intérêt pour le droit féodal et le droit public ‘et en parlant de la nécessité de recueillir les ouvrages de
1. BARUZI, p. 7, n. 1 et 202-3. Cf. GUHRAUER, t. I, p. 48 et Kiopp, t. I, D” XIX-xx. ;
2. Mure, t. VII, P- 140 (44. BE. de 1717, P 325). À Nuremberg, Leibniz ‘fréquentait, entre autres Savants, Daniel Wülfer qui possédait une bibliothèque remarquable. Lettre de Bierling et réponse, 17 janvier et 16 mars 1712: GEHR., Phil, t. VII, p. 503-4 (KorTH., p. 55-56 et Durens, t. V, p. 378).