Id.,$ 93-94, p
5. N° 8. Historia mutationum juris; 9. Historia trenica. Id., p. 229.
6. Rapport de Victor Cousin à Louis-Philippe, cité par LEGRAND, Leibnitit de novo Methodo, 1868, p. 11, note.
7. Gust. HARTMANN, Leibniz als Jurist und Rechtsphilosoph. Tübingen, 1893, p. 23-25. — Cependant François Baudoin d'Arras (1520-1573), « De l’institution de l’histoire et de son union avec la jurisprudence», avait. déjà réclamé l'introduction de l’histoire dans le droit. A. pe CARDEVACQUE, Dictionnaire biographique du Pas-de-Calais, p. 39 et surtout Mém. de l Acad. d'Arras, 20 sér., t. XX (1889); p. 263. F
8. Ad. FRANCKk, Réformateurs et publicistes de l’Eurcpe au xvr° siècle, 1881, p. 49%, Cf. un jugement plus juste dans Lanpsmen:, (eschichte des deuischen Rechiswissenschaft. Munich, 1893, p. 29, qui dit : « Leibniz fut le: premier et pour longtemps le séul qui imprégna l'Allemagne du génie de l’histoire et qui l’appliqua au droit ». I] ajoute que « ni l’école de Halle ni celle de Hanovre ne saisirent la grandeur des idées de Leibniz », ce qu’a fait seul Savigny.Il est vrai que celui-ci n’a jamais cité Leibniz dans ses principaux ouvrages.
9. Bœcler en donna, en 1670, un extrait dans un de ses ouvrages. GUHRAUER, t, 1, p. 65. Seul Lyncker, professeur à Giessen, entreprit de le réfuter dans.
LA D rt
D’autres travaux de Leibniz se rattachaient plus directement à l’histoire. En sa qualité de secrétaire et de bibliothécaire de Boinebourg, il s'était occupé, pendant l'hiver de 1668, de faire le catalogue de la bibliothèque du baron (1), où les ouvrages d'histoire et de politique étaient en grand nombre. Pour faire donner à l’électeur de Mayence, archichancelier de l’Empire, la haute direction de la librairie de l’Allemagne (2), il proposait de faire imprimer, à chacune des deux foires annuelles de Francfort, une sorte de bibliothèque universelle, intitulée Semestria litteraria, qui comprendrait un résumé et des extraits des meilleurs ouvrages parus (3); ce serait une véritable encyclopédie, composée sur le modèle de celle de Photius (4) et formant une histoire littéraire complète. Tout ce qui se rapportait à l’histoire devait y trouver place (5): on y indiquerait les faits avec leurs dates et leurs preuves (6) et on y ajouterait un atlas universel composé de planches (7). Leibniz proposait même de reproduire en appendice les manuscrits anciens, les dissertations et les lettres de savants, et de. rééditer les petits imprimés’ devenus rares (8). [1 paraît avoir voulu substituer ce projet d’encyclopédie à celui
les Protribunalia. Biographie Firmin-Didot, art. Lersniz. — Leibniz dans sa lettre du 29 décembre 1715, félicitera Hahn (corr.. fol. 42) de ce qu'ilétudie historiquement le droit. il écrivit à Pfeffinger (corr., fol. 29-30) sur la Nova Methodus : « Il y a là-dedans des pensées propres à approfondir les choses et à donner de nouvelles ouvertures, dont la meilleure partie peut passer encore.» S. d. (du 25 avril au 21 mai 1699). Cf. lettre à Bierling du 16 mars 1712 citée plus haut, p. 10,.n. 6.