Lettre d’Eckhart (corr., fol. 28-29),.5 décembre
3. « Quæ Historica nostra excerpta tangunt, bene processura non dubito. » Lettre au même (corr. fol. 61), 21 mai 4700.
4. « Ottonem meum jam ex Rege in Imperatorem creavi, brevi, ut puto, tumulo illaturus ipsum. » Lettre du même (corr., fol. 63-64), 17 mai 1700. « In Ottonibus ostensurus, quanti faciam beneficia hæc in me tanta. » Lettre du même (corr., fol. 74-75), 10 juin 1700.
5. « Luitprando, Witichindo, Reginoni, Frodoardo jam missionem dedi, post tædia plurima in prioribus ob dubia Chronologiæ, et tautologias innumeras devoratas. Jam tu de alijs mihi provideas, velim si quos scis chronologos. » Lettre du même (corr., fol. 80), 20 juin 1700.
6. « Brevi enim opus erit, ut de Chronologis mihi provideam, ne ad recentiorem lacunas reccurrere necesse sit. Diffusæ jam admodum, et præter spem illud quidem, res gestæ mihi fiunt, et historia, quisque in fine sua immensum - garrit. » Lettre du même (corr., fol. 81-82), 24 juin 1700.
7. L'année 968 l’embarrassait beaucoup, à cause de Pambassade de Luitprand. Lettre du même (corr., fol. 83), 27 juillet 1700. Leibniz lui envoya un récit du voyage d’Otton le Grand en Espagne, en le priant de rechercher lorigine de cette tradition. Lettre du même (corr., fol. 107), 31 juillet 1700.
8. Lettre du même (corr., fol. 93-94), s. d. (du 31 juillet au 10 août 1700),
9. « Jam ïis colophonem imposuissem, nisi absentia tua et alia negotia multorum impedimentorum causæ mihi fuissent. » Il pense avoir fini quatre ou cinq semaines après le retour de Leibniz. Lettre du même (corr., fol. 116-7), 14 août 1700.
10. « Quo facto tempus quoddam impendi poterit collationi eorum, quæ pro
Leibniz était satisfait du travail de son nouveau secrétaire, qui était intelligent, actif, discret et dévoué. Aussi, bien que son salaire eût été fixé par le comte de Platen, d’après les services qu’il rendait (1), Leibniz, content des «progrès » et de « l’assiduité » d'Eckhart, le recommandait pour lui faire obtenir un subside (2) et une chaire d'histoire ou de littérature (3). II l’encourageait à s’occuper d'études littéraires dans les Monatliche Auszüge (4): dès le milieu de l’année 1700, Eckhart composait pour cette revue des articles et les envoyait à son maître, qui se bornait à les revoir et à lui fournir des communications (5). Leibniz recommandait lui-même Eckhart au due de Wolfenbüttel comme l’auteur d’un « journal des savants (6) »; il a répété à plusieurs reprises que c'était son secrétaire qui composait cette publication et qu'il se bornait à l'aider (7). Eckhart est donc bien le rédacteur, Leibniz tout au plus le directeur des Monatliche Auszüge (8),
Restitutis tuis Brunsvicencibus descributur, et tum Carolinum illud seculum in accuratos annales redigi, si ita videbitur, aut aliud quid agi. » Zbid.
1. Leibniz conseilla à Eckhart d'adresser ses réclamations au comte. Lettres au même (corr., fol. 25 et 90 vo), 1er décembre 1699 ets. d. (20 juillet 1700).
2. Lettres au même (corr., fol. 36), 27 décembre 1698 ets. d. (avant le 19/29 avril 1700).
3. Lettres. a. (à Antoine-Ulrich), 19 avril 1700. Corr. citée, fol. 37.
4. Le périodique parut à Hanovre de 1700 à 1702, chez Fôrster.
5. Lettres à Eckhart (corr., fol. 107-8 et 127), 31 juillet et 4 septembre 1700, concernant le numéro de juillet.
6. V. plus bas, p. 190 n. 2 et lettres à Th. Burnet, 16 juillet 1701. Gear. Phul.,t. IIT, p.276 (Kropp, t. VIII, p. 262).
7. « Juvenis eruditus est apud me, qui talia parat et qui ex meis Commerciüs Litterariis, quædam adhibet in rem suam. » Lettre à Jean Bernouilli, 28 janvier 1701. Com.Ep.Bern.. &. II, p. 31 (GeHr, Math., t. ITI2, p. 649): «Apud me Juvenis quidam non indoctus Diarium Eruditorum jam a biennio dedit lingua Germanica cui subinde suppedito nonnulla, quæ ad me perferuntur. » Lettre à Magliabecchi, 27 décembre 1701. Epistolæ, t. I. p. 97 (Durens, t. V, p. 430).
8. Cf. Mure, 1. NAT 0E Falkenhagen à Schwachheim, 8 juin 1701 : « Mir würde anfüngl. gesaget, dass er ein Werck des Hern Leibniz wàre. Ich finde aber, dass Herr Leibnitz unterschiedlich darinn citiert wird. So viel vernehm ich aber, dass dies Werk unter der direction Leibnitzii geführet werde, Welcher«durch seine gelehrte Correspondenz die Bücher ausschaffen mag. » À.f. G. d. Ph., t. X, p. 374. Cf. lettre d'Eckhart à C.-D. Koch pour obtenir des communications, 8 octobre 1701. NoLTEN, p. 374. — C’est ce que n'a pas vu GUHRAUER, ft. J, p. 139, qui a réédité les principaux articles des Monrail. Ausz. dans ses Deutsche Schriften.
car l'ouvrage cessa dès qu'Eckhart quitta Hanovre (1). [l'est vrai que si Leibniz n’est pas l’auteur, il est souvent l’inspirateur des articles (2); l’œuvre a subi son influence et il en a approuvé les idées : on peut s’en servir pour reconstituer sa pensée.
Cependant l’histoire du Brunswick et celle de l’Allemagne n’empêchaient pas Leibniz de travailler à l’histoire générale; après avoir édité les Accessiones, il reprit la suite du Codex diplomaticus. Dès la publication du premier volume, il avait demandé de nouveaux documents à ses correspondants. Amené par ses recherches sur l’histoire de Brunswick à s’occuper surtout du moyen-âge, il n’avait guère de pièces dépassant le xve siècle et désirait en obtenir. Déjà il avait demandé à Basnage la sécularisation de l'évêché d’Utrecht par Charles-Quint et à l’abbé Boisot les papiers du cardinal Granvelle (3). Il continua ses réclamations de tous côtés. Après avoir réclamé sans doute inutilement à Magliabechi des documents concernant les Médicis, surtout au xvie siècle (4), il demanda à Greiffencrantz les diplômes donnés aux grands-ducs de Toscane par Charles-Quint et Maximilien [I (5);\] pria Siegel, résident à la Haye, d'obtenir pour lui chez le « pensionnaire » de Hollande des pièces curieuses, entre autres le « traité en forme » conclu par Henri IV avec les Etats Généraux pour leur fournir des subsides (6); il s’adressait au P. Papebroch
1.« Die Hannüverischen Recensiones cessiren, weil der Autor befôürdet: werden. » Lettre à D.-E. Jablonski, 8 septembre 1703. Gunrauer, D. Schr. p. 206. « Eckhardus juvenis non indoctus apud me excerpta quædam literaria menstrua edebat Hanoveræ quæ cessarunt ex quo eum commendavi comiti FMemingio. » Lettre à Cuper, 4 décembre 1704, ms. original de La Haye.
2. Ex. pour la nouvelle royauté prussienne. V. plus bas, au début du Chap. vi. Leibniz écrivait à Antoine-Ulrich, le 10 février 1701 : « Une personne qui est chez moy travaille à une maniere de Journal des sçavans en Allemand... Je luy fournis quelque chose de mes correspondances, et il fait
des extraits des nouveaux livres. Cela me donne moyen de faire paroistre de
temps en temps quelque chose que je trouve à propos que le publique sçache. » Z. d. h. V.f. N. 1888, p. 149.
3. V, plus haut, p.124, n. 4 et 195, n. 5-6. > 4. Lettre s. d. (début de 1694). Epistolæ, {. I, p. 49 (DurENs, t. V, p. 105). 5. Lettre du 29 janvier 1697. FELLER, p. 67 (Durens, t. IV, part. 2,p. 267) et Kzopp, t. VI, p. 449.
6. Lettre s. d. (avant le 8 mars 1695), corr. de Candor, fol. 15-16.
pour avoir des documents sur le concile de Constance (1); il demandait à Gustave-Daniel Schmidt, ambassadeur de Hanovre en Suède, de lui fournir des pièces des xvie et XVII siècles, principalement de la collection du chancelier Oxenstiern (2) ; il réclamait à Rymer le testament de Henri VIIT et d’autres pièces sur la réforme anglaise (3); il sollicitait de Pinson « les raisons de Louis XI contre Marie de Bourgogne (4) ». Il n’y a guère qu'aux érudits qui pouvaient lui fournir des pièces servant à l’histoire de Brunswick et d'Allemagne, comme les gardiens de la Tour de: Londres Petit et Brady, le bibliothécaire Smith et Rymer lui-même auxquels il ait demandé des documents du moyen-âge, surtout au x11e et au xr11e siècles, en particulier sur Otton IV, Richard de Cornouailles et les origines des électeurs (5). }
I en obtint, d’ailleurs, à peu près de partout. En Allemagne, Chilian Schrader en rechercha dans les archives de Celle (6) et en fit envoyer de Ratisbonne par son frère (7), tandis que Hornigk, conseiller de l’évêque de Passau, en tirait des archives de cette ville (8); Tentzel obtint du chancelier de Gotha l'envoi de diplômes (9), de Pfanner, Conseiller de Saxe-Gotha, la promesse de documents de toutes sortes (10), de Pregizer l’offre de pièces des archives de Wurtemberg (11): Heugel, qui était au service des ducs d’Oels en Silésie, envoya divers diplômes de ce
1. Lettre à Papebroch (corr., fol. 32-33), 10 septembre 1696.
2. Lettre du 29 janvier 1697. Corr. de Sparfvenfeldt, fol. 14 vo.
3. Lettre du 13/23 janvier 1696. British Museum, Harleian, ms. 4.713, fol. 42.
4. Lettre s. d. (14 mars 1700). Korrx, t. IV, p. 351 (Durens, t. V, p. 470).
5. Lettres à Petit, Brady et Rymer (corr., fol. 2-3), s. d. (envoyée avec la suivante) et à Th. Smith (corr., fol. 35-36), du 10 /20 février 1695.
6. Lettre du 18 octobre 1694. Corr. de Ch. Schrader, fol. 78-79. 3
7. Lettre du 10 juin 1694. Même corr., fol. 25-76. Cf. Mantissa, préf., $ 111, Durexs, t. IV, part. 2, Dre417