Lettre du 23 janvier 1696: Id:, n
Codex diplomaticus et à suivre l’ordre chronologique pour ne pas éditer «un recueil confus et sans ordre (1)»; Leibn1z, qui pensait donner à ce volume une suite de sa façon(2), prétendait qu’ «un index general» suffirait à tout arranger. Finalement chacun resta sur ses positions : les libraires prirent tout ce qui était dans le Codex diplomaticus (3), mais ne reçurent rien de Leibniz. Toutefois celui-ci avait dû attendre, pour publier un nouveau volume, que leur recueil ait paru (4).
Il pensait d’abord donner la suite du Codex diplomaticus en deux tomes embrassant respectivement le xvie et le xvIIe siècle (5). Quand il eut ensuite reçu beaucoup de pièces plus anciennes, il parla de publier un quatrième volume comme supplément pour le moyen-âge (6). Il ne se refusait pas systématiquement à éditer les pièces allemandes, mais se demandait s’il n’en devrait pas donner la traduction « pour les rendre aussi intelligibles aux étrangers(7) ». Cependant il ne fit paraître qu’un seul volume contenant des pièces latines et françaises; ce qu’il proposait pour la suite du Codex diplomaticus fut fondu avec celle des Accessiones dans ïes Scriptores Brunsvicenses (8).
Dès la fin de 1696, Leibniz se mit à préparer définitivement ce second volume (9), dont la publication semble avoir été retardée parce qu’il attendait d’abord la venue
1. Lettre de Basnage, 6 avril et 21 juin 1696. Genr., Phul., t. III, p. 123-4 et 126.
2. Ilne voulait pas « passer pour un homme qui aura abandonné son projet après avoir employé le secours de tant de Ministres, qui m’ont communiqué un si grand nombre de pieces. » Lettre au même, s. d. (entre les deux précédentes). Ip., p. 125. :
3. Lettre du même, 24 janvier 1697. In.,p. 132 et lettre à Nicaise, 15 février 4697. In., t. IT, p. 562.