‹ Leibniz HistorienChapitre 243 sur 854 · Præsumptionem rei », p · texte numérisé non relu

Præsumptionem rei », p

8. « Ein Kônig ist, der also heisset, und dem die dem Namen, der Gewohnheit nach, anhängende Ehrenrechte zu kommen. » Ip., p. 306. Trad. par A. WADDINGTON, p. 393.

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suffit pas, il faut y joindre la liberté. Et le roi de Prusse a tout ce qu’il faut pour prendre le titre : la liberté, puisqu'il ne dépend ni de l'Empereur ni du Pape (1), la puissance, puisqu'il commande à près de deux millions de sujets, travailleurs et industrieux (2). Cette puissance, Leibniz l'avait déjà exaltée dans les remerciements qu'il adressa au nom de la Société des seiences à Frédéric Fer, au retour de son couronnement (3). Après avoir décrit les différents peuples qui ont jadis habité le territoire du royaume de Prusse (4), vanté les produits de celui-ci, surtout l’ambre (5), il avait fait l’éloge de Frédéric Ier (6) et de la facon dont il avait pris la couronne, en rappelant les différents rois qui se sont couronnés eux-mêmes (7). Il devait encore pousser le prince à rétablir chez lui des évêéques (8), en citant l’exemple de Henri le Lion (9), afin de rétablir « l’ordre primitif de la chrétienté, tel qu’il a été établi par les apôtres jusqu’à la Réforme », et qu’il existe encore dans les églises orientales et la plupart de celles d'Occident (10).

Leibniz passa tout l’automne à Berlin; au commencement de l’hiver, il alla faire un tour en Saxe » et, «ayant pris la resolution par apres de pousser jusqu’à Bronvic et même jusqu'à Hanover (11) », revint au bout d’une quin-

2. P. 311-2. — Aussi Leibniz n’admet-il pas «que le moindre petit souverain a le droit de se faire Roi aujourd’hui». Lettre à Besser, 10 novembre 1701. FEDER, p. 242.

3. Societatis Scientiarum Berolinensis ad Fredericum I. regem novum e Prussta reducem gratulatio. HARNACK, t. II, p. 131-4 et KLropp, t. X, p. 338-46.

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