Lettre du 6 février 1705. GeuR., Briefw., p
ses efforts et de ceux du P. Vota, confesseur de l’électeur de Saxe (1), on n’aboutit à aucun résultat.
De retour à Hanovre, Leibniz composa en 1705 une partie des Personalia de Sophie-Charlotte, qu'on lui avait demandés à Berlin pour les funérailles de la reine (2). Au début de l’année suivante, il comptait retourner bientôt à Berlin (3). Tout en avouant à son ami que sa santé l'avait empêché de s’y rendre plus tôt (4), il donnait à son maitre le prétexte qu'elle demandait « de temps en temps quelque relâchement des travaux ordinaires (5) » et partit en automne par Wolfenbüttel, Brunswick et Helmstædt (6). Il resta à Berlin jusqu’à la fin du printemps de 1707 (7). Il y assista aux noces par procuration de la princesse Sophie-Dorothée de Hanovre avec le prince royal de Prusse, le futur Frédéric-Guillaume Ier (8), ce qui lui fut l'occasion de composer ün traité historique sur la validité de ces sortes de mariage, où il mvoqua l'exemple de la ‘France, de l'Angleterre et de l'Allemagne (9); 1l s’y occupa de la Société des sciences dont il s’efforçait de « pousser l’affaire(10)» et qu’il essayait vainement de faire triompher ‘ auprès du roi (11). :
Revenu à Hanovre, Leibniz était allé « à la foire de prin-
t. Lettres à Vota, 20 mai 1705. N. 4. f. 9. G.,t. XXXI, p. 153 et du même 29 janvier 1709, citée par Bonemanx, p. 369, n° 968. Cf. Mur, L. c.
2. Il écrivit «ce qui precede le mariage », c’est-à-dire la partie qu’il pouvait connaître à Hanovre. Lettre à Mie de Pelniz, 17 juin 1705. KLopp, t. X, p. 284.
3. Lettres à R.-Chr. Wagner, 9 janvier 1706 (A. f. G. d..Ph., t. I, p. 86) et au P. des Bosses, 14 février 4706. Genr., Phil, t. IT, p. 301 (Durens, t. II, p. 266). ‘ . Lettre au P. des Bosses, 11 mars 1706. In., p. 306 (DUTENS, L. c.). . Lettre à George-Louis (corr., fol. 24-25), 22 avril 1706. . Lettre au P. des Bosses, Helmstædt, 13 novembre 1706. GEHR., Phil., t. LI, p. 326 (Durens, t. VI, p. 175). Le 24 il écrivait de Berlin à George-Louis. DŒBNER, p. 26.
7. Lettres à J.-J. Hermann, datées de Berlin, 26 mai,et de Hanovre, 16 juin 1707. Geur., Math., t. IV, p. 385 (Durews, t. III, p. 528-9).
8. Lettre à Magliabechi, 30 novembre 1706. Epistolæ, p. 139 (DUTENS, t. V, p. 136).
9. Kzopp, t. IX, p. 236-7. Cf. lettre à Fabricius, 20 novembre 1705. KoRTH., 4. I, p. 107-8 (Durens, t. V, p. 273-4). à
10. Lettre àSchulenbourg, 19 février 1707. BonrMaANN, p. 269.
11. Lettres à Frédéric Ler du 25 avril 1707, à lord Raby du 18 mai et à Sophie du 12. Kzorp, t. X, p. :12-3 et 409-11, t. IX, p. 281.
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temps de Leipzig qui précéda la sortie des Suédois de la Saxe (1) », « pour voir les trois rois (2) », Charles XII de Suède, Auguste IT de Saxe et Stanislas de Pologne. Après avoir attendu plus d’une semaine, il vit Charles XII à Altranstadt (juin 1707), mais sans lui parler (3). A la fin de l’année, il retourna à Berlin, mais y resta à peine (4): il comptait revenir prochainement en Saxe pour s'occuper de la société des sciences de Dresde (5). Il profita du mauvais état de sa santé pour se faire autoriser par lélecteur à aller à Carlsbad (6), où il prit les bains avec succès « presque trois semaines durant ». Il alla de là par la Thuringe « aux universités de Saxe », d’Iéna et de Leipzig pour trouver un remplaçant à Eckhart et s’occuper de la société des sciences (7). C’est de là sans doute que, rappelé par le baron Urbich, ambassadeur de Russie (S), il vint incognito à Vienne, demeurant deux semaines chez . le docteur Garelli, médecin de l’empereur (9); mais il fut trahi par Huldenberg, résident du Hanovre, qui en parla à l’impératrice , Amélie (10). 11 revint de Vienne jusqu’à
1. Lettre à Greiffencranz (corr., fol. 240-2), 28 octobre 1709.
2. Lettre à Huyssen s. d. (après le 12 avril 1707). GUERRIER, p. 63.
3. Lettre à Raby, 18 juillet 1707. GUHRAUER, t. II, p. 267-9 et Bei. p. 22- 28 (BARUZI, p. 115-6). D'après le même, Leibniz aurait été envoyé secrètement par la cour de Hanovre, ce qui nous parait douteux. — Jadis.il avait fondé de grandes espérances sur le jeune roi et fait un poème sur « Charles le Vittorieux ». Lettre de Frisendorff (corr., fol. 1-2), 5 août 1702 et réponse s. d. (corr., fol. 2 vo).
4. Lettres de Sophie des 16 et 23 novembre 1707 datées de Berlin. Krorr, t. IX, p. 241 et 246: le 1er décembre Leibniz écrivait à Heineccius (corr., LORIE
5. Lettres à Fleming des 24 avril et 26 juin 1708. 4. f. Sächs. Gesch., t. XXX, p.138 et 1399-40.
6. Rescrit du 17 juillet 1708. Dæœ3Bner, p. 40; lettre à Sophie du 29 novembre 1708. KLorp, t. IX, p. 290.
7. Lettres à Bernstorft, 15 janvier 1709. DœBner, p. 43. Cf. Perez tele P. XVI1; à Sophie, 18 janvier 1709 ets. d. (fin janvier). KLopp, t. IX, D'291 et 295-6. Lettre du14 décembre 1708 citée par BoDEMANN, Handschriften, p. 191. Le-9 janvier 1709, il écrit de Leipzig à Antoine-Ulrich. Z. d. h. V. f. N. 1888, p. 187.
S. Lettres des 19 et 22 septembre 1708. Guerrier, p. 90-94.
9. Lettre à l'électeur s. d. (4 mai 1709). KLopp, t. IX, p. 297 et Dœxer, DA