Brouillons publiés par GUERRIER, p
5. Lettre d’'Urbich au chancelier Golofkin, 5 mars 1712; lettre de Schleiniz et projet du 12 septembre. Ip., pp. 209, 225 et 233. Dans une lettre à Schleiniz du 23 septembre, Leibniz écrit : « Mon but principal est de servir Dieu et le public par l’avancement des lettres, sciences et arts, c’est là mon inclination, ou si vous voulez ma marotte. Cependant je pourray encore être utile sous main dans les matieres d'Etat par l’Histoire ancienne et moderne, les droits et les interests des princes et les connaissances que j’ay dans les cours ». Ip., p. 229.
6- Lettres à Jean Fabricius, du 8 décembre datée de Hanovre. Korru., t. [p.150 (Durens, t. V, p. 194-5; GUERRIER, p. 194). Cf. pl. haut, note 2.
7. Discours à l’Electeur George-Louis de B. L. sur les differens de la cour de Hanovre. $. d. (été de 1705). Kzopp, t. IX, p. 4127-42. |
8. Le 15 juin, il priait Basnage « de n’en point parler aux gens qui sont en relation avec nostre Cour. Comme la philosophie n’est pas à la mode dans les cours, le meilleur est que nostre Cour soit la derniere à savoir que j’en publie maintenant un ouvrage ». Genr., Phol., t. III, p. 447. Il craignait évidemment de se voir reprocher l’abandon de ses travaux historiques.
entretiens de Charlottenbourg avec lafeuereine de Pr usse(1), en cherchant à connaître les véritables sentiments de la reine Anne sur la succession d'Angleterre dévolue à l’électrice Sophie (2), il ne négligeait l’histoire ni à Hanovre, ni à Berlin, ni même dans ses rapports avec la Russie. Il sentretenait d’exégèse avec Van der Hardt, l’ancien prolesseur de langues orientales à l’Université d’Helmstædt qui en était devenu le bibliothécaire (3), et le chargeait de revoir l’histoire de Bileam ou Balaam (4) que Van der Hardt fit éditer à Helmstædt avec d’autres ouvrages d’exégèse (5). C’est un essai d'interprétation de la Bible : Leibniz y suppose que la vision du dialogue de l’ânesse de Bileam avec un ange est un songe (6).
La préface des Annales Boici d'Adizreiter se rattache aux études linguistiques que Leibniz poursuivait sur l’histoire d'Allemagne. J.-B. Mencke lui avait demandé de présenter au public cet ouvrage, déjà vieux de près d’un demi-siècle (7), que son beau-père, le libraire Gleditsch, voulait rééditer à Leipzig (8); Leibniz le fit (9) dans une
- Lettre à Greiffencranz du 2 mai 1715. In., t. VI, p. 12, note 2. . Kcopp, t. IX, p. xxxvii-virr et 189- 200.
. BODEYANN, p. 80, n° 366.
Lettre à Van der Hardt. (corr., fol. 275 ve) du 22 octobre 1706. Ed. par W. BramBacn, G. W. Leibniz, Verfasser der Histoire de Bileam, Leipzig, 1887, p. 18-20 (compte rendu de l'ouvrage par E. Ranke, Zur Geschichte der älteren Exegese. Theologische Literaturzeitung, 1888, n°s 8-9, pp. 192-99 et 227-385; cf. À. f. G. d. Ph., t. II, p. 328-9).
as Hisrobre de Bileam. Ferré de Samson. Machoire d'âne. Corbeaux d’Elie. L’Antechrist. À Helmstaedt, chez Henri Hesse, MDCCVII, 133 p. in-80. Le 7 septembre 1707, Leibniz écrivait à Van der Hardt : «Interea mitto tibi compendium Historiæ Bileami Quod et Tuis et nonnullis etiam meis meditatiunculis fabricavi. » (cité À. f. G. d. Ph., 1. c.); dans la lettre du 22 octobre citée ci-dessus, il déclare préférer le titre de Bileam seul, sans Samson, Elie et l’Antechrist. Ces cinq parties avaient paru anonymes, s. 1 n.d. en 1706 ; la même année l'Histoire de Bileam fut éditée à part; les quatre autres furent rééditées à Helmstædt en 1707 avec une cinquième, Les quatre monarchies. A. f. G. d. DAT EC ‘
6. Ed. pes MaizeAUx, Recueil de 1740, t. IT, p. 290-8 (Durens, t. IV,part. 2 p. 275-8).
17. D’après ‘la préface de Leibniz, Durens, p. 6, il fut dédié en 1662 à l’électeur de Bavière Jean-Maurice.
8. Lettre de Gleditsch (corr., fol. 1-2), 41 mars 1710 et de J.-B. Mencke (corr., fol. 16 à 21), 29 mars et 10 mai. ;
9. Le 18 juin 1710, Gleditsch (corr., fol. 5-6) remercie Leibniz et lui envoie
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préface qui fut à Paris « non seulement louée, mais preférée à l'ouvrage même (1). » Il y appréciait les travaux parus sur l’histoire de la Bavière depuis un siècle et recherchait l’origine du peuple bavarois, principalement d’après les langues (2).
Leibniz avait continué à s’occuper d’études linguistiques pour la Société des sciences de Berlin où il avait toujours pensé faire tenir à l’histoire une place importante. Dès le 20 janvier 1706, sur la demande du conseiller privé von Igen (3), il avait rédigé un projet pour réorganiser les archives de Prusse et y réunir toutes sortes de documents; il ÿ parlait de chercher dans toute l'Allemagne des documents sur l’histoire des possessions du roi de Prusse et d’en faire un code diplomatique Prusso-brandebourgeois (4). Plus tard, il montrait au même conseiller Putilité de l’histoire et de l’étude des origines pour l’instruction des jeunes gens (5); en même temps, il poussait le roi à faire étudier par la société l’histoire de l'Allemagne, en particulier celle du Brandebourg, et à faire rechercher par un jeune savant en Haute-Allemagne les origines des Hohenzollern (6), montrait la nécessité de l’établir sur des preuves solides et de faire un catalogue de la bibliothèque de Berlin (292
12 thaler, en le priant de ne pas les refuser. Cf. BODEMANN, p. 69, n° 315. — Le titre complet de l'ouvrage est : Johannis Adlzreiter… Annalium Boicæ gentis Partes III, quibus Historia a prima Boïorum origine usque ad annum MDCLIT, continetur. Accessere Andreæ Brunneri e Soc. Jes. Annalium Boicotum à primis initiis ad annum MDCCCXI. partes ITT. Editio nova. Cum præfatione Godefridi Gulielmi Leibnitir. Francofurti ad Mœnum, 1710, in-folio.