‹ Leibniz HistorienChapitre 265 sur 854 · Lettre du 4 mai 1704. Z. d. h: V. f. N. 1882, p · texte numérisé non relu

Lettre du 4 mai 1704. Z. d. h: V. f. N. 1882, p

seiller, lui fit défendre d’acheter des livres pour sa bibliothèque sans son autorisation (1) et, à son retour de Berlin, lui fit intimer l’ordre de poursuivre l’histoire de Brunswick (2). Dans de nouvelles conférences tenues entre les ministres de Hanovre et de Celle, on parla de le surveiller pour voir s’il ne travaillait pas pour la maison de Prusse et l’on réduisit son subside extraordinaire (3). Bientôt, des deux cours lui enjoignirent de restreindre ses voyages “et de s'appliquer à terminer son ouvrage (4) : il répliqua que la multitude de ses recherches et le soin de sa santé l’empêchaient d’en finir tout de suite (5). Il protesta ensuite de la nécessité d'acquérir des livres et des manuscrits historiques pour la bibliothèque électorale (6) et parvint à faire acheter ceux d’Emery Bigot (7), contenant beaucoup d'ouvrages sur l’histoire de Normandie (8). Cependant, outre les voyages qu'il faisait faire à Eckhart (9) ou qu’il faisait lui-même en allant à Berlin et en Saxe, il en entreprenait quelques-uns presque uniquement relatifs à son histoire. En 1706, il alla à Halberstadt où il voyait Jacques-Frédéric Reimmann, ancien inspecteur des écoles de la principauté, devenu premier pasteur à Ermesleben, dont il estimait beaucoup la science historique et qu'il aurait voulu attirer à Brunswick ou à Wolfenbüttel(10). L'année suivante, il se rendit à Cassel, pour voir le landgrave Charles, prince curieux de mathématiques

1. Lettre de George-Louis (corr., fol. 16-19), 9 février 1705.

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