‹ Leibniz HistorienChapitre 276 sur 854 · Lettre du 25 décembre 1710. 19, p · texte numérisé non relu

Lettre du 25 décembre 1710. 19, p

Celui-ci prétexta’ que ce recueil était sous presse (1): Muratori répliqua qu'il ferait imprimer son ouvrage à Modène et en enverrait les épreuves à Leibniz (2); il Jui fit parvenir une seconde dissertation sur les descendants d’Azon, en le priant de l’insérer s’il ne voulait la voir parai tre à Modène (3). Leibniz, qui aurait désiré ne rien publier avant d’être complètement informé (4) et qui prétendait avec raison savoir à peu près tout ce que disait Muratori et plus encore (5), résolut de ne donner que la seconde lettre un peu modifiée, par crainte de 8e voir « fermer la porte en beaucoup d’endroits » si on montrait ce qu’on ignorait encore et de peur des critiques qu'on ne manquerait pas de faire à Rome (6). En même temps, 1] agissait auprès du gouvernement du Hanovre en vue de l'impression de la première lettre et «de faire surseoir » la publication « jusqu’à ce qu’on eût fait toutes les tentatives nécessaires (7) » et il fit prier le duc de Modène (5) de ne pas mêler la généalogie de la maison d’Este aux controverses sur Comacchio (9). Leibniz était mû en cela par un double sentiment : sans doute il était sincère en désirant qu'il ne parût rien que de complet; mais à coup sûr il était dépité de se voir devancé par Muratori.

La publication des Scriptores Brunsvicenses avait de plus en plus retardé l’exécution des Annales sur l'exécution desquelles nous manquons malheureusement de détails. Evidemment: Leibniz, qui depuis 1696 faisait rédiger par Feller et Eckhart les annales des Empereurs du vrrre siècle

Page 1