Lettre à Hutton, 28 octobre 1710. Kzopp, t. IX, p
18. Le 9 décembre 1710, Leibniz envoyait les deux premiers volumes à Bignon (corr., fol. 120), disant qu’il manque encore la préface du tome III.
QU
général (1). Leibniz alla à Helmstædt «pour achever de mettre en état l'index general (2)»et joignit au tome III la dissertation de Muratori (3). Les deux volumes devaient paraitre à la première foire de Leipzig (4); mais l’index général « etant devenu tres ample », l'ouvrage fut encore retardé jusqu’à la foire d’automne (5).
En réunissant les Scriptores Brunsvicenses (6), Leibniz avait voulu avant tout donner un recueil aussi pratique que possible. Il ne s’était pas piqué d'originalité comme dans le Codex diplomaticus; il avait voulu être complet. Evidemment, il avait recherché les ouvrages inédits et en avait donné un bon nombre, comme la vie de Thierry, Arnulf de Milan, Gervais de Tilbury; mais il avait réédité. tous ceux qui pouvaient être utiles à l’histoire de Brunswick, même les plus connus, pour qu’on n’ait pas besoin de les chercher ailleurs. [1 avait tiré parti de tous ses devanciers, en les corrigeant souvent, mais aussi en reproduisant leurs leçons et même leurs notes quand elles lui paraïssaient de quelque valeur (7). Son originalité consiste à avoir fait un véritable corpus des écrivains servant à l’histoire du Brunswick (8). Connaissant toutel’importance
+ 1. Lettre du 21 janvier 1711. CAMPORI, p. 79. Le 12 février, il écrivait à Lelong (corr., fol. 98), qu'il ne manquait plus au tome FT que «le titre.et la préface. »