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Lettre à Bergomi (corr., fol. 9), 16 novembre

2. Lettre du 23 6ctobre 1712 et projet de recommandation (de même date). GUERRIER, p. 257 et 259.

3. « Er hat bey Gelegenheit der Histori dieses Hauses, die er untersuchet, nicht wenig ans Licht bracht, dadurch die hohen Gerechtsamen des Reichs zumah] in Italien behauptet werden kônnen. » ID., p. 259.

1. « J’appris. que l'Empereur même était disposé à favoriser les recherches historiques »; « mon voyage bien loin d'empêcher, avancera mes travaux » (la suite montre qu’il s’agit des Annales). Lettres à Bernstorff, 23 et 27-décembre 1712. Ip., p. 287 et KLopp, t. IX, p. 376 (DœBner, p. 57 et 98). Sur ses véritables raisons, v. GuHrAUER, t. Il, p. 277-8.

5. Lettre au P. des Bosses, 24 janvier 1713. Genr., Phil, t. p 475 (Durens. t. II, p. 305).

6. « Ut dubitari non possit, quin cirea justitiæ administrationem, eruenda ex monumentis imperatoris et imperii jura, historiarum lumen, scientiarum denique propagationem, opera mea Cæsareæ Majestati utilis sit futura. » Lettre au P. Orban, 12 décembre 1712. GUHRAUER, t. II, Bel. p. 284 et A. Ï. üst. Gesch., t2XL, p. 215.

7. Lettre à Imhof, 27 septembre 1712 et projet de lettre pour TEmpereur (même date). KLorp, t. XI, p. 369-714. — Dèsles septembre 1701, le comte de

Kaunitz avait écrit à Leibniz que Léopold Ief le lui promettait. À. f. ôst. Gesch., t. XL, p. 210.

difficile, le reçut souvent (1). Sur le point d’être nommé conseiller aulique, il demanda à la cour de Hanovre la permission de recevoir cette dignité, en déclarant que cela favoriserait ses travaux historiques (2). Georges-Louis y consentit, malgré lui, à condition que Leibniz n’abandonnât pas ses fonctions auprès de lui (3). Leibniz ne fut nommé qu'un peu plus tard (4) et reçut plus tard encore son traitement (5), qui paraît avoir été fixé à 2.000 florins (6). Il avait demandé à l'Empereur de le recevoir régulièrement toutes les semaines et il paraît l'avoir obtenu (7). Charles VI lui avait donné sa nouvelle charge pour s’occuper surtout d'illustrer par les documents les droits de l’Empire (8). Leibniz proposait d’écrire son histoire en latin dans un résumé de style concis: il réclamait pour cela

1. Lettres à Bernstorff, 18 janvier 1713; à Sophie, 11 février, au P. des Bosses, 24 avril. DŒBNER, p. 60; Kzopp, t. IX, p. 387; GEeur., Phil. t. Ie p. 478 (Durtens, t. II, p. 197).

2. Il prétendait que cela l’encouragerait « à mieux faire ce que l’Electeur et «la Serenissime Maison demandent, qui est d’éclaircir l’histoire de Bronsvie, liée à celle de l'empire. » Lettre à Bernstorff, 17 mars 1713. DŒBNER, p. 63 (FEDER, p. 204 avec la date erronée de mai).

3. Lettre du même, 5 avril 1713. Ip., p. 65. Déjà le bruit courait à Hanovre que Leibniz avait reçu le titre de conseilller aulique. Lettre de Sophie du 26 mars 1713. KLopp, t. IX, p. 390.

4. Lettre du 1er mai 1712, où il en avertit Bernstorfi. CUARAUER, tn p. 284. BERGMANN a dit à tort (Sb. d. W. À. 1858, p. 188) qu'il était conseiller aulique depuis le 2 janvier 1712; il ajoute avec raison qu’il n’était pas encore anobli et fut nommé baron le 3 avril 1714 (cf. le diplôme, p. 203).

5. Rescrit impérial du 3 juillet 1713. Arch. f. Üst. Gesch., t. XL, p. 240-1.

6. Lettre à Charles VI, s. d. (fin mars 1713). In., p. 226 (Sb. d. W. A.,t. XX, p. 277). Cf. lettre à Bernstorff, 11 février 1716 (DœBNER, p. 157) et Mure, &. VIT, p. 185. — Leibniz écrivait à George-Louis en janvier 1716 qu’il aurait pu entrer dans le conseil aulique « avec 4.000 florins par an et apparemment davantage par la suite. » DœBwer, p. 151. Il reçut certainement en plus de son traitement régulier «un ajuto » comme quelques autres conseillers auliques. Lettre à Charles VI, 24 août 1714. Foucner pe Caregiz, t. VII, p. 350.

7. Lettre de mars 1713 citée ci-dessus. Sa « Majesté imperiale et Catholique me donne souvent audience à des heures extraordinaires dans sa retirade, ce qu’elle n’accorde qu’a ses Ministres et aux personnes d’un attachement particulier. » Lettre à Sophie-Dorothée, 30 septembre 1713. Kzopr, t. X, p. 453. Il n’avait « pas besoin de la voye de l’audience ordinaire pour être admis. » Lettre à Ancillon, 143 décembre 1713. Fepgr, p. 10. Cf. lettre à Sophie, 29 novembre. Ip., t. IX, p. 414.

8. « Invictissimus imperator idemque rex catholicus mihi in numerum Cconsiliariorum imperii aulicorum ascito spectaliter commisit, ut monumentorum et jurium imperit inde illustrandorum curam habeam. » Mémoire pour la suce

le libre accès aux archives et des audiences régulières (1). Cependant il ne s’occupa guère de l’histoire de l'Empire qu’à propos de son grand ouvrage ou de dissertations particulières. |

Sa nouvelle charge lui permettait de réaliser son dessein d’écrire les Annales Imperii. Leibniz, préoccupé d’unir l’histoire de la maison de Brunswick à celle de l'Empire (2) et « jugeant qu’il étoit nécessaire de voir encor une fois les manuscrits de l'Empereur avant que de finir » son ouvrage, y employa une partie de l'hiver de 1713 à 1714, « fort assidu à feuilleter les manuscrits (3). » Charles VI, ayant « fort bien compris » que Leibniz ne pouvait «approfondir l’histoire de la maison de Bronsvic sans eclaircir quantité d’endroits importans de celle de l’Empire », lui avait, en effet, ouvert sa bibliothèque et Leibniz en profita dès que la saison fut radoucie (4). Le bibliothécaire Gentilotti, qui avait succédé à Nessel, y alla « plusieurs fois exprès pour » lui montrer les manuscrits. Leibniz avait déjà «parcouru plusieurs chroniques anciennes » concernant surtout la partie des Annales qu’il avait déjà achevée (5), en réclamait, pour les voir chez lui, d’autres concernant principalement les 1x€ et xie siècles avec la continuation de Martinus Polonus (6); mais Gentilotti, n’ayant pas luimême le droit d’emporter les manuscrits, le renvoya à l'Empereur (7) qui, sans doute, lui accorda l’autorisation

cession de Toscane, s. d. (avant le 30 décembre 1713). DœBNer, p. 73. Cf. lettre à George-Louis du 20. In., p. 74.

1. Lettre à Charles VI, s. d. (1713 ou 1714), $ 3-5. FoUCHER DE CARELL, t. VII, p. 328-9 où on lit : « Dass ich. die incumbenz haben môchte, K. Mt. Historie, da die sachen in sicherm gedächtniss, kurz und nervosé in lateinischer sprach zu fassen. » Cf. lettre de fin mars 1713 citée pl. haut, p. 279, n: 6.

2. Lettre citée pl. haut, p. 279, n. 2, où Leibniz déclare que c’est là «le desir de l’Electeur et de sa maison »

3. Lettre à Bothmer, 26 novembre 1715. D&BNER, p. 148. 4. Lettre à Bernstorff, 18 janvier 1713. Id., p. 60. 5. Lettre au même, 22 février 1713. Ip., p. 62.

6. Lettre à Gentilotti, 18 février 1713. BERGMANN, Sb. d. W. A, LAN TE, p. 56-57.

* 7. Lettre du même (corr.), 19 février 1713.

un

demandée, car il vit ensuite beaucoup de manuscrits nouveaux (1).

Toutefois ces recherches pour les Annales ne peuvent avoir été très fructueuses, puisque Leibniz n’avait pas pris avec lui les notes qu'il avait déjà tirées de la bibliothèque impériale (2) ni, sans doute, le brouillon de son ouvrage.

Leibniz s’attacha davantage à d’autres travaux qui touchaient d’assez près à l’histoire. Comme conseiller aulique, il s’occupa de la réforme de la justice avec le président de ce conseil, le comte de Windischgrâtz (3), et demanda à l'Empereur de reprendre la construction du canal jadis établi par Charlemagne entre le Danube et le Rhin (4); mais il paraît s'être attaché surtout à établir les droits de l'Empire d’après les documents. C’est ainsi qu'informé par Muratori d’une critique désobligeante des Scriptores Brunsvicenses faite par Fontanini dans le Giornale de Letterati de Venise (5) et trouvant dans le même journal des attaques contre les droits del’Empereur(6), il proposa d’y insérer une «impartiale recension de l’oavrage qu’on pourra

1. «Je regarde particulierement des manuscrits non connus, qui me peuvent fournir quelque remarque singuliére, et ce sera un ornement de l’histoire qu'il y ait bien des passages deterrés des manuscrits. » Lettre à Bernstorff du 17 mars. DŒ@BNER, p. 64 (Feng, p. 205). C’est sans doute alors qu’il vit les Annales carolingiennes qui rapportent que le Pape et le peuple romain furent décidés à couronner Charlemagne Empereur en partie parce qu’une femme régnait à Constantinople. « Hoc annalista æquavus annotat, qui in bibliotheca imperatoris extat, non malus autor gestorum, quem plerumque Moissiacensis

- chronographus exscribit. » Ann. Imp. 800, $ 9, t. I, p. 210. C’est sûrement alors qu’il connut le poëme d’Ernold le Noir, que Gentilotti se proposait d'éditer. Note d’Eckhart au $ 14 du De Origine Francorum, éd°n des Leges Francorum, 1720, p. 254 (Durens, t. IV, part. 2, p. 155 note 19).

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