Ms. VIII. 2, fol
7. Le prince était passé à Hanovre. Lettre à Urbich, 12 avril 1708. GUERRIER, p. 80. C’est sans doute alors qu'ils avaient fait connaissance.
8. V. la lettre du comte de Bonneval, 6 novembre 1714, citée par BouTroux, édition de la Monadologie, p. 136, d’après Guarauee, t. II, p. 286 (FenER,
: 9. Lettre de Bonneval du 14 mars 1716 citée plus haut, p. 282, n. 8, et réponse du 12 avril, où Leibniz dit qu’il a fait acheter pour le prince des manuscrits « qui regardent l’histoire, la politique et la théologie ». FEDER, p. 455.
10. Lettre à Schmid, 4 et 30 décembre 1714 et11 avril 1714. Korrx., t. II, p. 290-1. (Durenws, t. V, p. 527-8 et 530-1). Il avait préconisé aussi un impôt sur le papier timbré. À. f. üst. Gesch., t. XL, p. 244 (Foucner DE CAREIL, t. VII, p. 366) et lettre à Amélie s. d. Ip., p. 216-7.
11. Lettre de M1e de Klenk, 6 juillet 1715. Kzopp, t. XI, p.45. Cf. La «constitution de ce pays, empêche toutes les meilleures institutions... Monsieur le Prince Eugene ne souhaite rien tant que l’etablissement d’une academie, l'Empereur aussi, le chancelier et les ministres disent qu’ils contribueront en tout ce qu’ils pourront. Cependant rien n’avance. Je leur ai parlé à tous et même proposé des facilités et hors à S. M. I. il n’y a personne à qui je n’aie
À ces causes négatives d’insuccès se joignaient d’autres raisons d’un caractère positif. Les Jésuites, qui à Vienne s'étaient flattés de convertir Leibniz (1), étaient furieux de n'avoir pasréussi; ils sevengèrent en lui faisant de l’opposition. Lui-même paraît né pas les avoir redoutés autant qu'ils le méritaient (2); ce fut après son départ qu’on l’avertit de Vienne qu’ils «s’opposaient à la Société des Sciences, que les nouvelles découvertes leur sont suspectes, et qu’il leur déplaït particulièrement qu’un Protestant s’en mêle (3) »; bien que Leibniz déclarât expressément ne pas être lui-même directeur, mais y faire nommer « quelque seigneur de grande distinction (4) ». Il croyait Sinzendorf «et autres grands ministres trop éclairés pour donner làdedans (5) », et avait « de la peine à ajouter foi » à l’effet de l'opposition des Jésuites, tout en constatant que le comte, qui lui « paraissoit si favorable au projet pour les sciences, s’en était un peu refroidi (6) » ou, du moins,se bornait à des protestations « bonnes mais generales (7) ». Cependant, l'Empereur paraissait secrètement résolu et avait par décret chargé Leibniz d'organiser la nouvelle société (8). Le projet paraissait devoir triompher grâce à sa présence et'Sinzendorf lui-même le pressait de revenir (9). Leibniz se
dit ce qu'il faut, et qui ne m’ait répondu qu'avec joie ils y travailleront. Mais ils s’en remettent en même tems les uns sur les autres, et chacun attribue le blâme à son compagnon. » Lettre du 4er avril 1716. FEDER, p. 454-2.
1. Lettre de Bourguet au président Bouhier, 26 août 1737. GUHRAUER, t. IT, Perl, note 31. Cf. Lettre de Brandshagen à Leibniz du 28 septembre 1714 citée par BODEMANN, p. 25, n° 108. Leibniz croyait avoir pour lui le confesseur de l’impératrice Amélie : lettre à Schleiniz, 9 Septembre 1715. Guerrier, p. 341.
2. « Au reste les Jésuites ont des advérsaires assez forts, et ils ne peuvent point dire que tout leur rit. Ici-même, je trouve qu'ils n’ont point du tout le pouvoir de leurs prédecesseurs.» Lettre à la Croze, Vienne, 16 Septembre 1713. KorTH., t: I, p. 429 (Durexs, t. V,p. 206).
3. Lettre à Schmid, 27 février 1745. os MIT to OA (DurENs, t. V, p. 529).
4. Lettre au même, 24 décembre 1715. In., p. 303 (DUTENS, p. 533).