‹ Leibniz HistorienChapitre 33 sur 854 · RO ROUES · texte numérisé non relu

RO ROUES

à Paris, celle de Jean-Philippe (1). Sans doute la biographie de Boinebourg devait servir à Leibniz de spécimen (2) de son savoir-faire en histoire, car, au moment même où il la composait, il cherchait à se faire nommer historiographe de Léopold Ier (3) Au milieu de l'été, l'affaire paraissait en bonne voie : Leibniz déclarait qu’il ferait volontiers le voyage de Vienne quand les grosses chaleurs seraient passées (4): Lincker lui recommandait de rechercher l’appui du chancellier Hocher qui lui rendait justice, mais lui faisait craindre l'opposition du bibliothécaire Lambeck, qui redoutait de se voir supplanté par lui dans les bonnes grâces. du savant Empereur (5). On ne sait si Leibniz fut écarté par la jalousie du bibliothécaire (6), ou par la question de religion (7).

Rebuté de ce côté, il se tourna vers l'Allemagne. Depuis. longtemps il avait fait la connaissance du duc de Brunswick, Jean-Frédérice, par l’intermédiare du baron de Boinebourg et du résident danois Habbeus de Lichtenstein (8). Dès 1669 le duc avait chèrché à lavoir auprès de lui (9); sans doute.

1. «Und weilen ich lingst auch auff Historien recentissimam nostri temporis. bedacht gewesen, auch vor diesem von Johanne Philippo Churfst zu Maynz bereits dazu destiniret. worden und daher keinen geringen apparatum gesamlet ». Mémoire de 1694. Ip. t. CMS;

2. C’est pourquoi Leibniz ea a peut-être exagéré l’achèvement.

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