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tous les grands chronologistes du siècle : Joseph-Juste Sca- Lger, le fondateur de la chronologie antique (1); Isaac Vossius, dont il admettait la correspondance des années de la fondation de Romeet de l’ère chrétienne (2), le P. Petau, dont il avait lu «plusieurs ouvrages (3) »; le P. Labbe, « fort versé dans la recherche des temps et Spondé, évêque de Pamiers, qui Fa abrégé et continué (4) »: c’est le P. Labbe, avec le P. Pagi (5), que Leibniz a le plus suivi pour le moyen âge (6).
I s’est, d’ailleurs, également intéressé à la chronalogie de l’antiquité, soit des peuples de l'Orient (7), soit des Grecs (8) ou des Romains (9). C’était naturellement la chronologie de l’histoire sacrée qui le passionnaït le plus, puisqu'il ne s’y agissait de rien moins que de l’origine même de l’humanité(10). Lie philosophe savait qu’il existait un écart considérable entre les dates données par le manuscrit hébreu de la Genèse et la traduction grecque,
1. Par le De emendatione temporum, 1583. Dans le Nova methodus, pars. 11, $ 31, Durens t. IV, part. 3, p. 192, Leibniz le cite pour l’histoire romaine : il connaissait sa chronologie par l'ouvrage de Sethus Calvisius (v. pl. haut, p. 2, ne04))
2.« Romæ anno Urbis conditæ 1169 (id est, ex Vossiocomputo Christi &17...)». Préface d’Adizreiter. Durens, t. IV, part. 2, p. 72. Il s’agit du De vera ætate mundi, La Haye, 1659.
3. Lettre à Sophie, 4/14 janvier 1699. Kzopp, t. VIII, p. 113, où il cite le Rationarium temporum (1633-1634), édition Cramoisy, 1641; sans doute il connaissait aussi l’Opus de doctrina temporum, Paris, 1627, où Petau combat Scaliger. C'était, d’après LE CLERC, Hist. universe citée, fol. 3, «le plus exact de nos chronologistes ».
4. P. 112 de la lettre citée ci-dessus. Il s’agit évidemment de la Concordia chronologica, 1656-1670, 5 vol. in fol.; peut-être du Chronologue françois, 1665, 5 vol. in-12.