Lettre à Spizel citée pl. haut, note
7. «Optabat etiam, ut quis Catalogum secundum ordinem annorum editionts lubrorum ab incunabilibus Typographiæ ad nostra usque tempora contexerrt, hac ratione incrementa scientiarum, tot librorum editionibus amplificäarum, veluti in tabula uno oblectu perlustrari posse, aut si nimis operosum hoc videretur, ut saltem ab initio seculi XVII. tales librorum Eclogæ, quales aunc habemus, evulgarentur! » F&LLER, 49. V. L., p. 14.
restent, comme les inscriptions et les médailles, et surtout que lon écrivit une histoire des manuscrits, contenant lénumération des meilleurs qui se conservent encore aujourd’hui dans toute l’Europe. surtout de ceux qui ont servi à faire les éditions des auteurs et de ceux qui sont rares où uniques (1).
Aussi s’occupa-t-il toute sa vie de biblicgraphie (2). Nous Pavons vu, pendant son séjour dans l'électorat de Mayence, projeter une revue bibliographique de tout ce qui paraitrait. en Allemagne, les Semestria literaria (3). Dès lors il devait contribuer à la fondation des Acta Eruditorum (4) et, dans tous ses projets de sociétés savantes, faire à la bibliographie la place que les historiens modernes lui reconnaissent Œr Sa vie durant, Leibniz répétera qu'il est nécessaire de dresser des inventaires ou des répertoires, soit aphabétiques, soit méthodiques, avec des catalogues bibliographiques et des renvois aux auteurs; les premiers devaient être de simples dictionnaires, des répertoires de mots et de références et serviraient de tables aux seconds, qui seraient des recueils d'idées et de preuves (6). C’étaient les inven-
1. « Saepè mecum cogitans optavi esse, qui nobis inventarium, ut ita dicam, exhibeat pretiosi hujus thesauri omnium, quæ hodieque supersunt reliquiarum antiquitatis, quoad ejus fieri potest. Tale quiddam circa inscriptiones ex- Spectamus à Summo in his studiis viro Marquardo Gudio, nec numismatis deerunt Ezechiel Spanhemius aliique excellentes viri, maximè autem Carcavius vester.. Sed historiam manuscriptorum hactenus desidero, qua enumerentur meliores, qui nunc quoque exstant in Europa, codicesilli imprimis, ex quibus auctores expressi sunt, et qui sunt unici aut rari. » Lettre à Huet, 1679. Durens, t. V, p. 457 (trad Emerv, p. 166).
2. Pour assurer la vente des livres, il appréciait la méthode des souscriptions: lettre à Th. Burnet, 17/27 juillet 1696. GEBR., Phal., t. III, p. 180 (Durens, t. VI, p.236). Cf. Errichtung eines Notiz- Amtes s. 4. (1713 env.). FOUCHER px CaREIL, &. VIT, p. 363. Il s’efforçait d’affranchir des libraires les auteurs ; lettres à Ancillon, 28 septembre 1708 et 6 septembre 1709. FEper, p. 1 et 4 et projet de société impériale, 2 janvier 1743. 4. J. ôst. Ges., t. XL, p. 222-3 (FOUCHER DE CAREgIL, t. VII, p. 299). Peu avant sa mort, il projetait d’organiser une société de savants qui s’engageraient à acheter les meilleurs livres pour en encourager la production. Mure, t. VII, p. 190. Cf. lettre à Kortholt du 15 octobre 1715. Korrx., t. I, P. 339-40 (Durens, t. V, p. 332-3).