BODEMANN, p. 149, n
ses ouvrages d'histoire, l'information est imimense eb, en quelque sorte, complète pour le temps, qu’il s'agisse d’ouvrages anciens ou modernes, de livres de première ou dé seconde main.Cela ne veut pas dire que Leibniz ait tout lu; il parcourait plus d'ouvrages qu’il n’en lisait (1),mais il avait une idée de tout ct savait surtout où trouver chaque renseignement. Aussi appréciait-il les citations dont il avait appris l'utilité en droit (2) et les références, où il voyait à la fois une garantie pour l’auteur et un moyen d’information pour le lecteur (3) et qu’il voulait aussi précises que pos- Sible (4). Il savait lutilité des tables, en donnait luimême à ses recueils d’érudition (5) et conseillait aux autres d'en ajouter aux leurs (6). E Heonnaissait aussi tout le prix des catalogues(7): il tâchait de réunir ceux des livres nouveaux, par exemple en Hollande (8), afin de faire un choix pour la bibliothèque électorale et pour Jui-même.llappréciait surtout les catalogués de manuscrits (9). Pour ses travaux historiques, il faisait des extraits du catalogue de la bibliothèque de Vienne(10),
4. A propos des livres, il écrit à Th. Burnet, le 1/11 février 1697 : «j’en achète beaucoup que je ne lis jamais : C’est assez de les avoir pour les consulter au besoin, et de jetter cependant les yeux sur quelques endroits. » GExR., Phul., t. III, p. 187 (Dutens, t. VI, p. 241). Cf. pl. haut, p. 147, n. 2.
2. « Utiles sunt autorum in Juris controversiis allegationcs. prosunt etiam, cum lectorem ad scriptores remittimus, qui rem exquisitius tractaveré». Lettre à Kestner, 30 janvier 1711. Korru., t. I, p. 250-1 (Durens, t. IV, part. 3, p. 264).
3. « Car cela ne sert non seulement à vous garantir, mais encor à donner moyen au lecteur de s’instruire plus amplement si bon luy semble chez ces auteurs » écrivait-il àChappuzeau dans la première lettre citée pl. haut, p. 421, A. 4.
4, Nova meth., pars 11, $ 88. DuTENs,t. IV, part. 3, p. 221.