‹ Leibniz HistorienChapitre 51 sur 854 · Lettre à Ernest-Auguste, avril 1680. KLopp, t. V, p · texte numérisé non relu

Lettre à Ernest-Auguste, avril 1680. KLopp, t. V, p

9. « J'envois icy le recueil de la vie de feu $. A. S. le prince Jean-Frederic. Ce fut moy qui le dressai, mais à la haste et on ne me donna pas assez de

reprocher à son œuvre (1). Elle renferme cependant des parties délicates dont il s’est tiré à son honneur, comme lorsqu'il s’agissait de la conversion de Jean-Frédéric au catholicisme (2). L'ouvrage ne parut qu’en 1685 sous le titre de Funeralien ou Personalia (3). Il était accompagné de « panegyriques, vers, devises, pourtraits, medailles, armoiries, descriptions et représentations des ceremonies suivant ce qui se practique chez les princes d'Allemagne » et les planches en étaient fort belles. Leibniz pensait que Jean-Frédéric, ayant eu beaucoup « de part aux affaires generales »,sa biographie servirait «à l’histoire du temps (4) ». Il avait eu, d’ailleurs, le souci d'élargir son sujet, n’ayant «touché qu'aux grands chapitres de manière à poser en même temps les bases d’un ouvrage plus vaste qu’il pourrait écrire » plus tard et où « il pourrait faire un court extrait de toutes les négociations et de toute l’administration du feu duc (5) ». Dans l’ouvrage même, il avait trouvé moyen de parler des origines de la maison de Brunswick et de son ancêtre Azon, qu'il tirait de Charlemagne par les femmes (6). Comme dans le Cæsarinus Furstencrius, Leibniz remontait done de l'époque contemporaine Jusqu'au moyen âge.

Les Personalia de Jean-Frédéric durent plaire à Ernest- Auguste, car ce furent elles, semble-t-il, qui décidèrent ce prince à charger Leibniz d'écrire l’histoire de Brunswick, en particulier de rechercher la généalogie de sa maison,

iemps ny de memoires pour cet effect: de plus on changea mon projet en bien des endroits, comme c’est l'ordinaire, quand une chose passo par les mains de plusieurs. » Lettre au landgrave Ernest, s. d. (hiver de 1680). RommeL, t. I, p.274.

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