V. pl. haut, p. 54 ss
7. À propos du plan du Dictionnaire de Bayle, il écrit à Basnage, le 12/22 septembre 1692 : «je m'imagine que le meilleur seroit de parler de la matiere en elle même de rapporter le plus souvent les passages des auteurs sur lesquels on s’appuye et de donner Souvent leurs propres paroles, à limitation de l'excellent ouvrage de Mr. du Cange. Car en matiere de faits il n’y a rien de tel que de voir les paroles. » FRDER, p. 50. Le même jour, il conseillait à Chappuzeau (corr., fol. 3-4), qui se proposait aussi un dictionnaire, de donner «un jugement non seulement de Moreri, mais encor d’autres auteurs, qui ont publié des dictionnaires Geographiques, Historiques, poétiques », comme Pa fait du Cange dans la prélace de son « excellent glossaire du Moyen latin ». Il admirera toujours du Cange : « Cangiacus in præclaro inclinatæ Latinitatis slossario ». Ann. Imp. 1002, $ 56, t. III, p. 823. « Quæ a Cangiaco in egregio slossario pluribus annotata legs possunt. » Id. 944, $ 18, t. II, p. 527. /
8. Le 20 nrai 4745, il yrenvoyait Pfeffinger (corr., fol. 264-265) pour l’explication des mots obscurs des diplômes.
pour des mots concernant des institutions (1), soit pour des locutions particulières (2), et eut en quelque sorte l'ambition de le suppléer ou de le compléter (3). Déjà, 1 avait montré, dans le Codex diplomaticus, qu’on pouvait recueillir dans les diplômes des mots de latin barbare et les expliquer facilement (4); 1l les a de même notés et éclaircis dans ses divers ouvrages (5), principalement dans ses recueils d’historiens et surtout dans ses Annales, soit pour des mots peu connus (6), soit pour d’autres qui le sont plus, mais dont la signification n’a pas toujours été nettement définie, comme ceux qui concernent les institutions (7).
Les principaux procédés qu'il emploie pour arriver à dégager leur signification sont l’étymologie et l’analogie. Le premier est le plus simple et peut-être le plus fréquent chez Leibniz (8); il en a donné de nombreux exemples, parfois très détaillés, comme pour le mot leude (9), parfois sans insister, comme pour la plupart des noms géographiques (10). Quand l’étymologie ne saute pas aux yeux ou est impossible à trouver, Leibniz recourt à l’analogie (11) : il rapproche les mots anciens des mots modernes qui y ont
1. Pour les mots launegilda, maniciæ. Ann. Imp. 814, $ 8, t. I, p. 296; pour des figures au mot armiger, 855, $ 13, p. 569; logothetes, 969, $ 29, t. III, p. 271; naccum, 975, ÿ 3, p. 340.