‹ Leibniz HistorienChapitre 534 sur 854 · A propos de Ganelon. Zd., $ 14-18, p · texte numérisé non relu

A propos de Ganelon. Zd., $ 14-18, p

8. « In horri illa prope Moguntiam, quam Müuserthurm appellant, latrones olim commemoraturos crediderim, eamque inde nomen accepisse (von mausen),

vel à nobilibus quibusdam, von Meusen. » FeLLER, p. 418. S. d. (vers 1696- 1697).

parce qu’elle était entièrement allemande. Il montra que l’on représentait à tort le prélat comme mangé par les rats à cause de sa dureté, alors qu’il a été d’une vie éprouvée(1), que non seulement les contemporains ne mentionnent pas ce supplice, mais que le récit's’en réfute de lui-même par ses inepties (2), que l’épitaphe de Hatton témoigne d’une mort honorable et regrettée (3), tandis que la haine a fait attribuer le supplice qu’on lui prête à plus d’un grand personnage (4) et qu’on à pu l’imaginer pour Hatton en raison même de son nom, Harto, qui signifie dur, et à cause de la famine de 970, qui a pu amener à Mayence de nombreux rats, donnant leur nom à la tour (5), à moins que le mot Meusethurm ne soit un synonyme d’arsenal (6).

La légende d'Ebstorf, dont Leibniz avait esquissé l’origine historique en en publiant deux récits dans son grand recueil (7), se rapporte à l’histoire de Brunswick. Leibniz, après avoir établi le fait qui l’a provoquée, l’extermination des chrétiens par les Normands (8), cherche chez les annalistes sa date et le localise d’après la légende ellemême (9);il montre que les guerriers enterrés à Ebstori, ayant combattu des payens, furent bientôt considérés comme des martyrs (10). Bien que ce soit là tout

1. Copie du passage d’un manuscrit de Mayence rappelant la légende. « Sed Hattonem vitæ probatæ virum fuisse, certe tantæ immanitatis incapacem, rerum ab ipso actarum series docet. » Ann. Imp. 970, $ 10, t. III, p. 277.

Page 1