Id. 826, $ 1-4, 4. I, p
comme celle de Louis le Pieux, d’après l’Astronome et Thegan (1), celle de Henri Ier et d’Otton le Grand, d’après Ditmar, Widukimd et d’autres historiens (2), celle de Hugues, roi d'Italie, d’après un poème et des chroniques contemporaines (3). En général, il ne néglige aucun détail individuel, accidentel ou pittoresque, destiné à faire connaitre le personnage. On constate cependant chez lui quelques lacunes, par exemple l'absence du portrait de Charlemagne, dont cependant Eginhard avait laissé la description (4). Quand il ne pouvait, par l'insuffisance des sources, faire l’histoire d’un personnage dont le nom seul paraissait dans un texte, Leibniz s’efforçait néanmoins de le situer, pour ainsi dire, dans l’histoire, en l'identifiant. Cette préoccupation d'identifier les personnages lui semblait si importante qu'il ne l’a pour ainsi dire jamais négligée (5). Parfois 1l a pratiqué cette opération pour des individus isolés, quand ils étaient d’un intérêt capital pour l’histoire générale, comme le calife Aroun-al-Raschid (6), qu’ils concernaient l’Allemagne, comme un chorévêque de Châlons qui devint évêque d'Halberstedt (7), ou que c’étaient des chefs de famille, comme le comte Wigmann, tige possible des comtes de Gand et des marquis de Frise et de Hollande (8), le duc Brunon, origine de la seconde famille des ducs de Brunswick (9), des personnages curieux et utiles à connaître, comme le moine Christian, historien de Bohême(10); mais