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8. «J’adjouteray pour conclusion que. non seulement les conciles des cinq premiers siecles, mais encor bien d’autres meritent quelque detail, par exemple celuy de Francfort tenu sous Charle magne qui est contre le culte des images et celuy de Florence, ou l’on tenta la reconciliation des Grecs et des Latins, sans parler de ceux de Constance, de Bâle, de Pise et de plusieurs autres qui ont fait du bruit et qui ont esté de quelque consequence dans les affaires du monde ». Lettre à Chappuzeau (corr., fol. 3-4), 12 septembre
jours étudié avec plaisir la philosophie scolastique (1); il n’est done pas étonnant qu’il ait consacré au moins un quart de son grand ouvrage à l’histoire ceclésiastique. Leibniz n’omet aucun des faits capitaux de l’histoire du christianisme; nous avons vu qu’il s’est attaché à la chronologie des Papes (2); il détaille leur élection, leur nomination et leur mort et fait d'eux, parfois, de longs portraits (3). Il traite en détail des rapports des pontifes avec les Empereurs et les rois, en particulier avec Charlemagne (4), Lothaire IT (5),Oiton le Grand (6), ou Robert le Pieux (7) et avec l'empire d'Orient : le schisme de Photius est une des questions qu’il a traitées le plus à fond (8). Mais Leibniz est loin de se borner à ce qui concerne le chef de l'Eglise, puisque les évêques occupent dans son ouvrage une place importante (9). Ce sont, naturellement, les évêchés de Germanie, en particulier la fondation de ceux de la Saxe par Charlemagne ou sen successeur (10), qui l’ont le plus préocupé; cependant il ne néglige pas, pour cela, ceux des autres pays et il traite longuement de certaines affaires ecclésias-
1. V. pl. haut p. 351, n. 3. Il a souvent répété ce qu’il écrivait en 1697 : «Velim... cüm magna sit Theologiæ scholasticæ, Philosophiæque utilitas in controversiis sacris, præsertim quæ cum Pontificiis intercedunt, ne quid de Reformatis dicam, quin et ipsa Theologia positiva hinc illustretur, multumque aurt conditum sit in stercore scholasticorum optem egregium aliquem Theologum in horum scriptorum lectione versatum illam Polyhistoris sacri partem supplere.» FeLver, P. 74 (Durens, t. V, p. 570). Le 18 juillet 1711, il exprimait à Lequien (corr., fol. 7-8) son désir «de trouver une maniere d’introduction Historique dans la connoissance des scholastiques tant anciens que modernes particulierement pour savoir l’estat present des dogmes et les bons auteurs parmi eux.»
3. P. ex. Sylvestre II. Ann. Imp. 1003, $ 19, t. III, p. 839-40.
4. 14.769, $ 19, 7174, $ 2-3, 11-19 et 21-27, 800, $ 9-12, t. 1, p. 24, 26-27, 46-48, 50-53 et 210-2.