V. pl. haut, p. 572, notes
6. Ann. Imp. 769, $ 20-21, t. I, p. 24-25. Il l'avait déjà exposé dans le Systema theologicum, p. 101 et 103.
7. Id. 791, $ 8-12, 792, S1et 799, $ 11-12, t. I, p. 151-3 et 206-7.
8. Id. 844,$ 15-37, t. I, p. 514-22. Leibniz, qui cite souvent Mabillon dans ces passages, en avait reçu le de anima de Ratramne, qu’il comptait publier avec d’autres ouvrages philosophiques. V. lettre à Pinson s. d. (14 mai 1700). Korru., t. IV, p. 352 (Durens, t. V, p. 470) et lettre à Gehr. Meier (corr., fol. 283 vo) s. d. (après le 21 avril 1701). C'était des œuvres inédites de Galilée, Descartes, Campanella, Valère-Maxime, Pascal, ses remarques sur Descartes, Locke et peut-être Malebranche. Cf. lettre à Fabricius, 7 juillet 1707, où il ajoute aux premiers auteurs Saisset le calculateur. Korrx., t. I, p. 255 (Du- TENS, t. V, p. 421).
tion (1), pour ne citer que les plus importantes (2), et il leur donne toujours un développement considérable.
A côté de ces questions intéressant le dogme en général, Leibniz s’est préoccupé des croyances populaires du temps, des coutumes de l'Eglise et surtout de l’origine des rites chrétiens. Il énumère, par exemple, les superstitions païennes notées chez les Francs par le concile de Leptines au vire siècle (3) et remarque la crainte inspirée cent ans après par la peur de l’enfer et du purgatoire (4); il détaille parfois des cérémonies communes, pour mieux faire connaître les particularités de l’époque (5). Il énumère les fêtes prescrites par les capitulaires (6) et marque l’année de la fixation de la Toussaint au 127 novembre (7), comme il avait fait dans son grand recueil pour différentes fêtes locales de Brunswick (8). I1 développe l’étude du culte du crucifix (9) et étudie la question des sacrements à différentes époques, par exemple la communion sous les deux espèces à la fin du vrrre sièele (10), et certaines questions de diseipline au début du x° (11). Toutes ces excursions dans l'histoire ecclésiastique, à un moment où la religion avait tant de puissance, ont pour but de mieux pénétrer dans