Ann. Imp. 187, $ 5-6, t. I, p
d’après les manuscrits de Gudius achetés à la bibliothèque de Wolfenbüttel, les œuvres musicales de Saint-Udalric (1) et les notations musicales de Corvey (2). Là, comme pour les séiences, s’il ne donne pas plus de développements, e’est évidemment faute de matière.
Outre l’histoiré de la civilisation, Leibniz s’est encore occupé de l’histoire économique, bien plus que la plupart de ses contemporains (3). Ce genre de faits l’intéressait beaucoup (4); il y comprenait tous les êtres et les objets utilisés raisonnablement par l’homme et le rattachait en partie à l’histoire politique (5). Leibniz en trouvait étude si importante qu'aux quatre facultés vulgairement reconnues en Allemagne, il croyait qu’on pouvait adjomdre une faculté «économique (6) ». Il s’est naturellement beaucoup oceupé d'économie politique dans tous les domaines (7). Pour l’agriculture, il a vu l'importance des prairies naturelles et artificielles, des plantations et des défrichements (8),
, 976, $ 22, t. IIT, p. 368.
— 986, Ÿ 22, t. III, p. 504-5.
Sur l’état de l’économie politique au xvire siècle, v. LAMPRECHT, p. 113-%
4. Dans l’ Atlas universalis, il devait mettre : « Œconomica et omne genus suppellectilis, et domesticæ curæ. » CouTuraT, Opuse., p. 223. Dans le plan de Rerum Arcanis, il indique au n° 20 « De rebus Œconomicis, deque incremen— tis civitatum, GTS etre mercatoria .» GEenr., Piz.,t. WII, p.51 note. Cf.pl. haut p. 214, n.4.11 s’en est occupé dès le début de sa carrière :le projet d’Egypte est «tout basé sur la statistique l’économie politique et les intérêts commerciaux ». Foucaer DE CAREIL, t.V, p. XXxXvV » Qui, par suite,exagère en disant, 4. VII, p. xxvur, que Leibniz, dans son dernier séjour à Vienne, a «deviné l’économie politique ».
5.«Opum est doctrina æconomica, quæ agit de instrumentis irrationalibus, quæ sunt vera et fictitia per opinionem rationalium, quale pecunia, cujus proinde tractatio videtur ad politicam pertinere. » Coururar, Opusc., p. 527; «ego ita dudum staticam rem æconomicam esse multo maximam civilis sciéentiæ partem.» Lettre à Lincker, s. d., (1680). FELLER, p. 1 (Dress; te p.214):
6. « Quelques uns ont cru avec raison, qu’on pourrait ajouter aux autres la Faculté œconomique, qui contiendroit les Arts Mathematiques et Mechaniques, et tout ce qui regarde le detail de la Subsistance des hommes et des commodités de la vie, où l’Agriculture et V Architecture seroient comprises. » Nouv. Ess., 1. IV, ch. xxx, $ 3, Gexr., Phul., t.V, p. 507. H. Hauser, L? enseignement des sciences sociales, Paris, 1903, p. 99. n. 41, a cru à tort qu'il s'agissait de science politique et sociale.
7. Voir les sources dans l'édition de KLopr. Pour les ouvrages de seconde main ,v. PFLEIDERER, p. 748-717. Cf. Lévy-BrüuL, p. 17-18.
8. « De seminando Klee ete. De plantandis patatis .De emendatione agrorum
COMERUES
l'utilité d'introduire en Allemagne des plantes et des animaux nouveaux (1), entre autres la pomme de terre (2); mais, d’une manière générale, il ne s’est guère préoccupé de l’agriculture que dans ses rapports avec l’industrie, comme lorsqu'il faisait planter des müûriers pour élever des vers à soie (3). Son attention paraît s’être tournée davantage vers l’industrie et le commerce. Dès 1669, 1l parlait d'établir en Allemagne des manufactures et d'y améliorer le cominerce (4). Plus tard, pendant son séjour à Paris, il étudie les industries françaises et donne la cause de leur prospérité (5); installé à Hanovre, il examine l’emploi des machines dans l’industrie et se déclare en faveur de leur extension (6); il parle de faire la description de différents métiers (7). De même, à Paris, il songe à ruiner les Hollandais en donnant à la France l'Egypte ct les ports de la mer Rouge (8). et vante les mesures prises par Colbert pour favoriser le commerce (9); installé en Allemagne, il rêve pour le Brunswick une sorte d'union douanière avec la Saxe (10) et
Siccatis paludibus. De inundationum diminutione factis multis lacubus in locis Sterilibus et monotonis quo minus torrentes inundent plana » Kzopp, t. V, p. 339 et 340, n°s 62-63 et 42-43, Cf. p. 338, n° 24 à 28.