‹ Leibniz HistorienChapitre 628 sur 854 · Jd. 4000, $ 1, t. IEI, p · texte numérisé non relu

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ne sait pas mieux grouper les faits pour les faire ressortir que les choisir pour insister sur les plus importants.

Une des opérations qu’il pratique au contraire beaucoup, é’est le jugement. L'histoire ayant pour lui une portée morale (1), il se croit tenu à juger les événements, il aimait à savoir ce qu’en pensaient les savants (2). Il y avait alors, comme aujourd’hui (3), toute une école d’historiens qui se croyait tenue de raconter sans juger : le Clerc était de ceux-là (4). Telle n’était pas l’attitude de Leibniz : il admettait parfaitement que l’on fit des comptes rendus d'ouvrages sans donner le jugement (5), tandis qu’il ne eroyait pas pouvoir raconter des faits sans donner son avis moral sur eux et sans mêler à son histoire sa puissante personnalité (6); mais il savait distinguer les jugements des faits eux-mêmes, comme les hypothèses des certitudes (7).

Ces jugements devaient être faits dans un esprit très large. Personnellement, Leibniz n’aimait pas beaucoup les critiques (8); cependant, connaissant les multiples

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