V. plus haut, p. 329, n
7. Il dit, en effet, à plusieurs reprises, que la première partie est achevée et
-prête à paraître. Cf. plus haut, p. 312 ss.
il indiquée dans sa préface. Voyons donc si, en dépit de cette forme chronologique, il n’existe pas une certaine composition dans les Annales, s’il n'y à pas, par exemple, une disposition particulière à chaque année ou si, au contraire, chaque année forme un tout, absolument distinct des
autres (1). [l semble bien que le premier système soit celui de Leibniz.
Leibniz qui, tout en aimant la liberté, aimait aussi l’ordre, était d'avis qu’il fallait en garder autant que possible dans la composition d’un Guvrage, fût-il formé de nombreux articles sans lien entre cux comme un dictionnaire (2); à
plus forte raison voulait-il de l’ordre dans une histoire. Il vantait le système de Thou, qui donne l’histoire littéraire à la fin de l’année où sont morts les grand écrivains et fait des biographies à la mort des principaux personnages historiques (3) ; lui-même parait l'avoir suivi : c’est, en effet, à la mort, des princip{ux personnages, placées d’ordinaire à la fin de chaque année, qu'il donne les vies des individus, à moins qu'il n’ait des raisons importantes pour ne pas attendre cette date extrême (4), cu pour placer le tableau au début ou dans le courant de l’année où est mort le personnage (5). Naturellement, c’est la chronologie même qui,
© 4. « Dieselbe (die annalistiche Einteilung) bietet zwar das feste, gleichmas sige Gerüst zur Einfügung der kritisch gesichteten Bausteine dar. Andererseits sträubt sich jedoch der Strom der Begebenheiten, der sich nicht an di- Abschnitte der Zeitrechnung bindet, gegen jede derartige Abtheiïlung und Eindrämmung. Zch habe daher Wenigstens Jedes einzelne Jahr als eine Einhet behandeln zu dürfen geglaubt, innerhalb deren ich die Ereignisse nicht aussche liesslich nach chronologischen Gerischtspunckten gruppirte. » Simson, Jahrbücher der deutschen Geschichte unter Ludwig dem Frommen. Leipzig, 1874, LL ip av.
2. « Peut-etre ne seroit-il Pas mauvais aussi de garder un certain ordre constant dans chaque titre, car les discours libres et vagabonds, où les connexions naissent par hasard comme dans une Conversation. ne sont pas bons à éclaircir les choses; dont le bon arrangement sert souvent de commentaire et sert à épargner les paroles. » Lettre à Basnage, 12 /22 Septembre 1692, à propos du Dictionnaire de Bayle. FEDER, p. 52-58,
3. « Utinam paulo prolixiorem conderes ad Thuani formam, et virorum doctorum vitas breviter attingeres, ut ab illo factum. » Lettre à Ludolf, 3 avril 1696 (faussement datée d’août). MicagLis, p.127 (Durens;t. VI, p. 129).
4. P. ex. en 869,$ 25, il parle de Boderade en donnant les dates de 876 et 899, Ann. Imp., t. I, p. 685.