‹ Leibniz HistorienChapitre 733 sur 854 · V: pl. haut, p. 598, n. 8 et 599, n · texte numérisé non relu

V: pl. haut, p. 598, n. 8 et 599, n

40. V. pl. haut, p.351, n. 3 et: «Les Scholastiques ont tenté d'employer utilement pour le Christianisme ce qu’il y avait de passable dans la Philosophie des Payens ». Lettre à Remond citée pl. haut, p. 728, n. 3. Dans une lettre à Conring du 19 mars 1678, Leibniz dit que les scolastiques ont donné beaucoup de démonstrations métaphysiques dignes d’être tirées de l’oubli. CRHR MALI MD MI0S

z 5 } ESSAI SUR L ACTIVITÉ ET LA MÉTHODE HISTORIQUES DE LEIBNIZ 935

nique, la chimie et Les mathématiques (1). Parmi les savants, Roger Bacon « semble vouloir déjà parler des perspectives » et parait avoir éonnu «la préparation de la poudre (2) », Jean Suisset, dit le caleulateur, a le premier « mathématisé dans la Scolastique (3) ».

Trois grandes déccuvertes provenant en partie des Chinois (4), celles de la poudre à canon, de la boussole et de limprimerie, marquent simultanément le commencement de l'ère moderne (5). La première à permis à l'Europe de repousser l'invasion des Tures (6);la seconde, greflée sur la lecture des voyages de Marco Polo, a permis aux Portugais de trouver la route de l'Inde, à Christophe Colomb de découvrir l’Amérique (7) et a fait mieux connaître la terre et l'univers (8); la troisième, qui ouvre £ux séeientes un horizon d’une étendue illimitée (9), a favorisé à la fois l’éclosion de la Renaissance et de la Réforme (10).

1. «Tria magna inania, Lapidis philosophici, motus perpetui, et quadratura circuli, tres insignes scientias mirificè locupletarunt. » Dissertatio de origine Germanorum, $ 2. Durens, t. IV, part. 2, p. 199.

2. Leibnitiana, $ ccxxxvIN. FELLER, p. 234 (Durexs, t. VI, p. 324).

3. Lettre à Remond citée pl. haut, p. 728, n. 3 ; cf. lettres à Th. Smith, 1696. In., p. 42 (Durens, t. V., p. 567); à Spizel 7/17 avril 1670. (In., P. 347) et à Pinson (corr., fol. 52-53) s. d. (14 mai 1700), où il écrit : «je voudrois avoir les ouvrages de Suisset dit le calculateur...car ils tiennent le milieu entre les scolastiques et les mathématiciens. Je les ay vûs Ms. à Florence. »

&. « Nous devons aux Chinois la boussole, et peut-être aussi la poudre. » Leibnitiana, FELLER, p. 212 (Durens, t. VI, p225):

5. V. pl. haut, p. 703, n. 6 et: « Quantum privatorum possessiones et inventiones possunt: Inventio compassus, Pulveris pyrii et typographiæ mutavit faciem orbis terrarum. » Notes sur l'expédition d'Égypte, s. d. (fin 1672). KLopp, t. IT, p.13. Cf. lettre au prince Eugène, s. d. (1713-1714). À. f. ôst. Gesch., t. XL, p. 231-2 (Foucaer pe Care, t. VII, p. 312-3).

CANEplANaUt p.708 0.05:

7. « Colombo Genuensi orbis vetus novum, M. Pauli lectioni itinera Lusitanorum Orientis ». MNotes citées pl. haut, note5. Cf. Consil. Ægypt., $ 11, Foucxer DE CAREIL, t. V, p. 30.

8. Genr., t. VII, p. 143. À propos de l'invention de l'imprimerie, de la boussole et du télescope, Leibniz écrit dans la lettre au prince Eugène citée pl. haut, note 5 : « Ce qui a servi non seulement à découvrir le véritable système du monde... mais aussi à perfectionner de plus en plus la géographie et la navigation par le moyen des astres. »

9. « Grâce à l'imprimerie. les inventions se sont conservées, elles ne peuvent plus se perdre et il vient sans cesse s’en ajouter de nouvelles ». Lettre à la duchesse d'Orléans, s. d. (après le 25 septembre 1715). JæcLé, t. II, p. 141. C£.. pl. haut, p. 450, n. 5.

10 V. pl. haut, p. 699, n. 3.

956 LEIRNIZ HISTORIEN

L'Italie et la France ont provoqué la Renaissance dans les lettres, mais e’est l'Allemagne qui l’a produite dans les siences (1) et e’est d’elle seule que provient la Réforme, ce mouvement religieux par lequel les peuples germaniques, s’attachant à l'Ecriture, se sont opposés aux peuples latins et grecs, qui suivent la tradition (2). Ce grand changement, venant après la rivalité de la France et de la maison d’Autriche, où, pendant un demi-siècle, les belligéranis ont sans cesse emtremêlé les guerres et les trêves (3), a amené en Europe une guerre générale de près d’un siècle, qui ne s’est arrêtée qu'aux traités de Westphalie (4).

Cependant les anciens Etats, créés au moyen âge ou au début même de l’époque moderne, tombaient successivement en décadence. Les Tures, dont les succès si rapides venaient en partie des nombreux alliés qu'ils avaient en Asie et en Europe (5), perdirent rapidement leurs avantages,par suite dela prodigalité de leurs princes, du grand nombre des contrées qu’ils avaient à gouverner, de leur richesse extrême et de leur propre puissance militaire (6). »

1. V. pl. haut, p. 10, n. 7 et Plan zu einer deutschliebenden Genossenschaft. Foucer DE Careis, À. VIT, p. 384-5. Cf. Lévy-BRôHL, p. 21.

2. «On peut dire que les partis ont trois principes : 1) l’autorité des Traditions, 2) l’Escriture, 3) la Philosophie. L'autorité conduit principalement les Grecs et les Romains, l’Escriture, les Protestans et la Philosophie, les Sociniens. Tous ces trois principes sont bons, mais on peut en abuser, cela fait les erreurs. » Lettre au landgrave Ernest, 20/30 janvier 1692. Rommez, t. II, p. 394. « Maintenant c’est quasi tout le Nord qui s’attache au Sud de l'Europe; c’est la plus grande partie des Peuples Germaniques opposés aux Latins. » Suit l’'énumération des peuples d'Europe et de leur religion. Lettre à Bossuet, 8/18 avril 1692. KLorp», t. VII, p. 199 (Durens, t. I, p. 529). « Enfin la grande Reforme dans l'Occident changea extrèmement l’état des choses, et il se fit une Scission, par laquelle la plus grande partie des peuples dont la langue est originairement Teutonique, fut detachée des peuples dont la langue est originairement Latine. » Observations (citées pl. haut, p. 7382 n. 3). DuTEns, t. V, p. 59.

3. « Carolo V Imperatori et Francisco I. Galliæ Regi videmus contigisse, quorum tot extant tractatus, ut nullum credas habuisse bellandi tempus; tot verû hostiliter acta memorantur, ut nunquam pacem fecisse videantur. » Cod. dipl., préf., $1. Kzorp, t. IIL, p. 458 (Durens, t. IV, part. 3, p. 288).

&. « 11 semblerait que Dieu va accorder au monde un nouvel age d’or comme fut la periode qui suivit l’an 1648. » Lettre à la duchesse d'Orléans, 13 septembre 1715. JæGLé, t. III, p. 134.

5. Bedenken von der Securität des deutschen Reiches,$ 24. KLopp, t. [, p.256.

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